La principale porte-parole d'Uber sur la diversité et les discriminations démissionne
Lorsqu’elle avait été nommée à la tête des ressources humaines d’Uber, les défis étaient un peu différents. Arrivée début 2017, Liane Hornsey avait alors pour mission d’arriver à gérer les talents dans une entreprise à haut potentiel et en pleine expansion. Depuis, les scandales se sont multipliés, notamment sur des volets touchant la partie RH, avec notamment des accusations de discriminations et de harcèlement. Les divers dossiers n’ont pas manqué de toucher la direction dans son ensemble et l’homme fort du groupe, Travis Kalanick - qui était accusé d’entretenir une culture brutale - a été évincé. Depuis l’été dernier, c’est Dara Khosrowshahi qui a repris les rênes mais la poussière continue de ressortir de dessous le tapis. Mardi, à la suite d’une enquête sur son attitude face à des allégations de discrimination raciale au sein d’Uber, Liane Hornsey a annoncé sa démission.
Liane Hornsey était arrivée avec son expérience de grande entreprise du web, puisqu’elle a passé près de 10 ans chez Google, dont la majeure partie en qualité de vice president of global people operations. Avant de quitter le groupe, elle avait été nommée VP sales transformation. Elle rapportait alors à Nikesh Arora, qu’elle a suivi en 2015 chez Softbank, avant d’intégrer Uber. Que s’est-il passé chez le spécialiste du VTC ? Si rien n’a été précisé par Uber, Reuters a indiqué qu’à la suite d’une enquête interne, la DRH avait été accusée par des lanceurs d’alertes d’avoir systématiquement écarté des signalements de discrimination raciale au sein de la société. Un jour après avoir été contacté par l’agence de presse pour commenter ces allégations, a été annoncée la démission de Liane Hornsey.
Sans donner les raisons de son départ, l’intéressé a adressé un mail à son équipe, lequel a été rapporté par plusieurs médias anglo-saxons, a dit quelques mots. Mon départ « semble un peu tomber du ciel pour certains d'entre vous, mais j'y pensais depuis un moment », y écrit-elle. Dans un mémo interne, Dara Khosrowshahi ne fait pas plus mentions des derniers événements. Le dirigeant rend hommage à sa DRH : une collaboratrice « incroyablement talentueuse, créative et travailleuse ». Si le fin mot de l’histoire n’est pas connu, Uber perd en tout cas sa principale porte-parole sur les questions de diversité et de discrimination. Le groupe va devoir trouver un successeur capable de gérer la tempête, toujours pas entièrement calmée après un an de mandat pour Dara Khosrowshahi.
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