WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

IPO / IPO / Uber / Banque

IPO
IPO / Uber / Banque

Lyft veut doubler Uber dans la course à l’IPO

Le concurrent d’Uber, Lyft, a choisi ses banques teneuses de livre pour son IPO au premier semestre 2019, et pourrait valoir plus de 15 milliards de dollars. Bien que beaucoup plus petit, il essaie de prendre de vitesse le leader mondial des VTC, en plein scandale diplomatique avec les saoudiens.
Uber
Uber

Comme un petit goût de revanche. Quelques heures après avoir dévoilé qu’Uber avait pris contact avec des banques pour son IPO et reçu des estimations le valorisant jusqu’à 120 milliards de dollars, le Wall Street Journal a ensuite révélé que Lyft, son concurrent direct, était déjà un peu plus loin. Le groupe basé à San Francisco a ainsi choisi JP Morgan pour mener l’opération, accompagné de Credit Suisse et de Jefferies mais aussi d’autres banques à des plus petits rôles. Selon le journal, la valorisation de Lyft pourrait dépasser les 15,1 milliards de dollars qu’elle avait atteint lors de son dernier tour de table, en juin dernier.

Une véritable course semble donc s’être lancée entre lui et Uber, le leader mondial des VTC qui est donc en plein roadshow mais n’a pas encore choisi les banques pour l’accompagner. La différence est certes de taille entre ces deux acteurs, puisque Lyft a organisé 375 millions de transports l’an passé, contre 4 milliards pour son concurrent. Alors qu’Uber est présent dans 72 pays à travers le monde - même s’il a dû renoncer à certaines villes à cause de la réglementation – Lyft a commencé son expansion internationale récemment, avec une ouverture à Toronto l’an passé. Les deux groupes misent aussi sur la diversification en termes de modes de transport, avec le lancement des scooters électriques, des vélos ou encore bientôt avec les véhicules autonomes.

Si Lyft a été dépassé depuis longtemps par Uber, il a récemment gagné du terrain aux États-Unis, alors qu’Uber traversait une grave crise de réputation qui a vu le départ de son fondateur Travis Kalanick. Selon le groupe, il détenait 35% de parts de marché en mai dernier, mais son avance s’est stabilisée depuis quelques mois. Ce dernier a levé 600 millions de dollars en juin dernier notamment auprès de Fidelity, ce qui montre l’appétit des grands institutionnels pour entrer au capital des licornes de la Silicon Valley. Mais à ce jeu-là, Lyft a été moins gourmand qu’Uber, puisqu’il a levé 5,1 milliards de dollars depuis sa création en 2012, contre 15 milliards pour Uber depuis 2009.

Si les deux sociétés ne gênèrent pas les mêmes niveaux de revenus – 7,7 milliards de dollars de courses l’an passé pour Lyft, contre 37 milliards pour Uber – elles ont pourtant la même aspiration, celle de lancer le véhicule autonome le plus rapidement qui pourrait optimiser le rendement de leur activité, mais aussi réduire le trafic et les accidents. Pour cela, elles auront donc bien besoin de capitaux frais lors de l’IPO pour continuer à financer leur recherche, tout en permettant aux actionnaires de la première heure de sortir. Or, le contexte actuel est désormais bien plus complexe pour Uber, qui compte le fonds saoudien parmi ses premiers actionnaires et est confronté à la crise diplomatique liée à la disparition de l’opposant politique Jamal Khashoggi. Dara Khosrowshahi, le CEO d’Uber, a déjà démontré sa volonté de faire entendre sa voix en annulant sa venue au Davos du désert, à la fin du mois.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article