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Private Equity / IPO / Total / Carlyle / Atotech

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IPO / Total / Carlyle / Atotech

Une ex-filiale de Total bientôt en Bourse ?

Carlyle serait en train d’étudier une introduction en Bourse à New York d’Atotech, l’ancienne filiale de chimie de spécialité de Total, qu’il a rachetée pour 3,2 milliards de dollars il y a moins de deux ans. Preuve que le private equity veut profiter du haut de cycle, avant le retournement des marchés.
Tour de Total - la Défense
Tour de Total - la Défense

Si les marchés mondiaux semblent plus sereins sur la crise turque ce mardi, de tels soubresauts pourraient signaler la fin d’une phase d’expansion historique. Pour de telles raisons, les fonds de private equity s’activent pour trouver des portes de sortie à leurs participations, aussi récentes soient-elles. C’est par exemple le cas de Carlyle qui, selon Reuters, aurait enclenché le process de vente d’Atotech, un chimiste de spécialité, ancienne filiale de Total, que le groupe pétrolier a vendu pour 3,2 milliards de dollars en octobre 2016. Le fonds américain aurait ainsi demandé aux banques d’investissement de lui présenter des pitchs pour un IPO à la Bourse de New York l’année prochaine, tandis que d’autres sources jugent le scénario d’une IPO allemande encore possible.

Pour rappel, Carlyle avait déjà consenti à un généreux multiple de 12 fois l’Ebitda pour ce carve-out industriel très recherché par le private equity, qui peut appliquer ses recettes d’optimisation des cash flows à une belle endormie. Pour cette sortie, il envisagerait un prix autour de 5 milliards de dollars, soit entre 13 et 14 fois le profit opérationnel attendu de la firme cette année. Une valorisation très agressive puisque les comparables cotés américains d’Atotech, comme Cabot Microelectronics, Entegris, Quaker Chemical et Versum Materials se traitent entre 11 et 15 fois leur Ebitda à New York.

Carlyle a déjà récupéré une partie de sa mise sur cet investissement car le fonds a réalisé un « dividend recap », soit un dividende spécial versé par la participation afin de rémunérer son actionnaire, de 500 millions de dollars. Mais son projet de sortie en Bourse, après moins de deux ans en portefeuille, montre la précipitation des fonds de private equity à engranger leurs plus-values avant un éventuel retournement des marchés, après plus de dix ans d’expansion. Mais dans cette démarche même, les fonds reproduisent les principaux ingrédients – une rotation accélérée des portefeuilles, des multiples à des niveaux historiques – d’une prochaine correction inéluctable, pour la Bourse comme pour eux-mêmes.

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