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Private Equity / Private equity / CDPQ / Antin Infrastructure Partners / Copeba / Wendel / Scalian / Carlyle

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Private equity / CDPQ / Antin Infrastructure Partners / Copeba / Wendel / Scalian / Carlyle

exclusif Florent Mazeron a un objectif : la relation client / De la proximité pour le bien des dossiers

EXCLUSIF. Associé chez Linklaters depuis 2021, cet amateur de boxe anglaise prône une disponibilité totale pour ses clients qui l’ont suivi tout au long de sa carrière professionnelle, quel que soit le cabinet dans lequel il exerçait. Une relation de confiance qui s’est bien souvent transformée en une vraie amitié. De quoi permettre à Florent Mazeron de toujours mieux appréhender les enjeux stratégiques des opérations sur lesquelles il met en application sa parfaite connaissance des mécanismes du private equity.
Florent Mazeron, associé chez Linklaters (DR)
Florent Mazeron, associé chez Linklaters (DR)

Il vient de s’illustrer sur le projet de vente par Copeba de l’une des dix premières sociétés de conseil en ingénierie, Scalian, à Wendel, une opération valorisant l’entreprise à quelque 965 millions d’euros. Mais avec la holding belge, Florent Mazeron n’en est pas à son coup d’essai. "Copeba est un très bon exemple de la relation que je cherche à établir avec mes clientsJe travaille avec certains membres de leur équipe depuis plus de quinze ans, soit bien avant mon arrivée chez Linklaters et leur arrivée chez Cobepa. Mon métier est beaucoup une question d’intuitu personae. Nous sommes pratiquement des ‘sparring partners’ pour nos clients", confie l’associé chez Linklaters dans un entretien accordé à WanSquare.

 

Conseil de la Caisse de dépôt et placement du Québec

 

Une relation de confiance que l’avocat de 43 ans partage également depuis des années avec les sociétés de gestion Carlyle, Antin Infrastructure Partners mais aussi, plus étonnant, la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ). "J’ai eu la chance de conseiller la CDPQ sur de nombreux dossiers, y compris sur des opérations très stratégiques comme par exemple son entrée au capital d’Alstom via l’apport de ses titres Bombardier, ce qui au Québec représentait un dossier de place très important ; Bombardier y est en effet considéré comme un fleuron national, à l’image d’Airbus en France", explique-t-il.

Une relation qui a débuté sur le sol français alors que la CDPQ commençait à se déployer dans l’Hexagone. " C’est comme ça que nous avons commencé à travailler ensemble. Cela a posé les premiers jalons d’une confiance qui n’a fait que s’intensifier avec le temps. Si mes interlocuteurs de la CDPQ sont principalement basés à Paris ou à Londres, pour Bombardier, j’ai passé une semaine à Montréal ", relate Florent Mazeron.

 

Connaître les mécanismes

 

Il faut dire que pour ce spécialiste du private equity, la connaissance du droit national applicable n’est pas forcément la compétence indispensable d’un bon avocat de sa pratique. " L’important est de maîtriser les mécanismes de négociations. Une fois que cela est intégré, on peut faire des deals partout dans le monde et s’exporter facilement ", affirme l’avocat parisien qui a également décroché le barreau de New York à sa sortie d’Harvard en 2005. "J’aurais pu intégrer un cabinet américain à la fin de mes études aux Etats-Unis, j’avais reçu des offres mais je me sentais mûr pour démarrer ma carrière en France où je voyais mon avenir. D’autant que j’avais fait un stage chez Bredin Prat avant mon cursus à Harvard et ils ont proposé de m’embaucher tout de suite à la sortie de mes études", se souvient Florent Mazeron.

Au sein du cabinet parisien, il restera neuf ans. Neuf ans au cours desquels il apprendra son métier d’avocat. " Le pragmatisme, la rigueur, une vision intelligente de la résolution des problèmes ", détaille-t-il.

 

Un socle solide 

 

En 2014, l’avocat Hervé Pisani, fraîchement arrivé chez Freshfields Bruckhaus Deringer depuis le cabinet Darrois pour diriger le bureau parisien de la firme britannique, le contacte pour lui proposer de rejoindre lui aussi le cabinet. " Le cabinet avait un super projet, ils voulaient investir dans une équipe de private equity. Cette expérience fut pour moi assez fondatrice pour l’avocat que je suis devenu aujourd’hui. De plus, en 2017, l’excellente équipe de private equity de Ashurst a rejoint le cabinet, ce qui fut une très belle opportunité pour développer la pratique ", précise Florent Mazeron.

Chez Freshfields, où il deviendra associé en 2016, il fera de nombreux de ses confrères des amis pour la vie mais c’est aussi là qu’il nouera une relation de confiance avec plusieurs de ses clients actuels. "J’ai eu de très beaux dossiers comme le rachat du chimiste Atotech par le fonds Carlyle que je conseillais. C’est aussi au cours de ces années que j’ai commencé à travailler avec CDPQ, Antin, EQT", détaille-t-il.

Des clients qui le suivront chez Linklaters en 2021. "Avec le temps beaucoup de mes clients sont également devenus de vrais amis, ce qui est même plutôt facilitateur pour bien appréhender ensemble les enjeux d’une opération. Même s’il est parfois difficile de séparer vie privée et vie professionnelle et que je suis partisan d’une disponibilité "H24" pour mes clients, j’essaye aussi d’accorder un maximum de temps à ma famille, ce qui est essentiel pour être équilibré et pouvoir continuer à être performant dans son travail", confie Florent Mazeron qui s’autorise aussi quelques séances par semaine de boxe anglaise, un sport très proche de son métier d’avocat. "La tactique et la technique prennent toujours le dessus sur le passage en force", assure-t-il.

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