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Macro-économie / Taux / Green bonds

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Green bonds

Les green bonds, un marché en pleine expansion

Devenu un instrument privilégié des Etats et entreprises pour le financement de projets écologiques, les green bonds connaissent une période faste. En France les encours d'obligations vertes émises par l'Etat atteignent 14,8 milliards d'euros, grâce à l'OAT verte émise il y a un an et réabondée en juin.
Green bonds
Green bonds

Les émissions d'obligations vertes ont connu un très bon début d'année. Selon les chiffres de l'International Capital Market Association (ICMA), plus de 80 émetteurs différents ont été recensés au premier semestre, pour un volume de titres échangés de 41,2 milliards de dollars, distribués en 16 devises, et portant le volume à 71 milliards de dollars sur un an, soit 10 milliards de plus par rapport au premier semestre 2017. Au total, le cumul des obligations vertes en circulation avoisine désormais les 400 milliards de dollars.

La France n'est pas en reste lorsqu'il s'agit de développer des outils de financement écoresponsables, bien au contraire. Elle est une pionnière en la matière et peut même se targuer d'être le premier émetteur souverain au monde sur le marché de la finance verte. Actuellement, son encours d'obligations vertes s’élève à 14,8 milliards d'euros. Pourtant, la sixième puissance mondiale a émis sa première obligation verte seulement l'année dernière au moins de janvier 2017, avant d'être réabondée lors de la deuxième salve en juin 2018. Les entreprises françaises sont également actives sur le marché et le montant d'émissions de green bonds a battu des records depuis le début de l'année, avec 155,4 milliards de green bonds émis. Ainsi, Engie a profité de l'émission de l'Etat français et de l'appétit des investisseurs pour émettre de son côté une nouvelle OAT verte de 1,5 milliard d'euros en mars 2017.

De plus en plus de pays commencent à émettre ce type de papiers à objectif environnemental, des îles Fidji au Nigeria, qui a émis en décembre 2017 sa première obligation verte. Un engagement des États qui touche en premier lieu les entreprises privées qui émettent elles aussi des green bonds.

Cependant, il existe également certains abus concernant les émissions de green bonds qui ne respectent pas la logique de financement de projets durables. C'est ce que l'on appelle le « greenwashing ». La Chine très grosse émettrice d'obligations vertes, est ainsi parfois accusée d'émettre des titres labellisés "verts" et finançant pourtant des projets d'usines à charbon très polluants par exemple. D'ou la mise en place par l'ICMA de principes applicables aux obligations vertes destinés à encadrer l'émission de titres de ce type. Si ces critères n'ont pour l'instant pas de caractère contraignant, ils permettent du moins aux investisseurs de se repérer sur ce marché de plus en plus vaste, et de savoir si les obligations vertes qu'ils ont acquises, sont bien destinées à financer un projet à caractère écologique.

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