WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

Les actionnaires britanniques se rebellent

L’Association des investisseurs britanniques a récemment publié des données relayées par le Financial News concernant la colère inhabituelle des actionnaires. En cause, les rémunérations patronales qui agacent.
AG - assemblée générale - actionnaires
AG - assemblée générale - actionnaires

D’après une étude du très sérieux Financial News parue cette semaine, près de cinquante entreprises britanniques ont été particulièrement frappées par le mécontentement répété de leurs actionnaires. Depuis le début 2017, plus de deux entreprises sur cinq « sont soumises à la pression des actionnaires sur la rémunération et d’autres sujets controversés », explique le journal.

Depuis près de deux ans, l’organisme commercial britannique pour les gestionnaires de fonds a suivi toutes les assemblées générales au cours desquelles au moins 20% des actionnaires ont voté « non » à l’adoption d’une résolution au Royaume-Uni – considérant ce niveau comme un signal d’avertissement. D’après les résultats des recherches, lors des sept premiers mois de l’année – soit la période historique la plus dense pour les assemblées d’actionnaires – 120 sociétés britanniques ont atteint ce seuil de 20%. Et plus de la moitié d’entre elles l’avait déjà atteint en 2017.

Parmi « les actionnaires récidivistes », leur colère a été surtout suscitée par des propositions de rémunérations jugées trop importantes. C’est le cas du fabricant de logiciels de jeux de hasard Playtech qui a vu près de 60% des actionnaires voter contre son rapport de rémunération lors de l’AG du mois de mai. L’entreprise avait remis à son président Alan Jackson une hausse salariale annuelle secrète de 72.800 euros lui permettant d’atteindre une rémunération annuelle de près de 500.000 euros, provoquant un point de rupture avec ses investisseurs. Déjà en 2017, les actionnaires avaient refusé à hauteur de 32 % une augmentation salariale.

Au mois de mai c’était également la société de communications par satellite Inmarsat qui subissait les foudres de ses actionnaires, 58% d’entre eux refusant les primes et bonus chiffrés à près de 10 millions d’euros après les avoir refusés à 39% l’année précédente.  Après le vote de 2018, le président Andrew Sukawaty a déclaré : "Inmarsat reconnaît que les actionnaires ont soulevé de nouvelles préoccupations ... et nous les consulterons plus avant l’AG 2019". D’après le Financial News, « Un porte-parole d'Inmarsat a refusé de commenter au-delà de la déclaration de mai. »

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article