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Finance verte / ESG
Les critères ESG vecteurs de performance pour les zinzins
La finance verte a le vent en poupe. Et pas seulement pour améliorer l’image de ceux qui la pratiquent. Selon un sondage dévoilé ce matin par le gestionnaire RBC Global Asset Management, qui a interrogé 542 investisseurs institutionnels internationaux, les critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) sont désormais considérés comme un vecteur de performance : ainsi, 38% des gestionnaires interrogés ont déclaré que ces facteurs pouvaient générer de l’alpha, contre 24% seulement qui considéraient que c’était le cas un an plus tôt. Et seuls 20% des gérants estiment que ces facteurs n'apportent pas de performance. Par ailleurs, plus de 50% des investisseurs prenant en compte ces critères dans leur stratégie de placement ont affirmé que cela faisait partie de leur responsabilité fiduciaire, soit le double de l’année précédente.
Autre enseignement de cette enquête, l'importance attachée par les investisseurs à la promotion de la diversité au sein des entreprises dans lesquelles ils investissent: si 63% d'entre eux ont déclaré qu’ils soutenaient des quotas non contraignants sur le sujet, 64% ont en revanche affirmé qu’ils étaient en faveur d'un quota "diversité" (genre, sociaux, culturels...) supérieur à 30%. Selon l'enquête, les critères environnementaux et sociaux ne sont pas non plus l’apanage des fonds actions : certes, 84% des institutionnels ont déclaré les incorporer à leur stratégie de gestion equity, mais c’est aussi le cas pour 60% des portefeuilles obligations, 43% des fonds immobiliers ou encore 36% des fonds infrastructures.
La façon d’intégrer ces facteurs ESG a également évolué selon l’enquête RBC : alors que les gérants procédaient jusqu’à présent en rayant simplement de leur champs d’investissement les entreprises à impact négatif sur la planète ou ayant une mauvaise réputation gouvernementale ou sociale, leur approche consiste désormais à influencer les sociétés dans lesquelles ils placent leurs billes pour les inciter à faire davantage dans le domaine ESG.
45% des investisseurs interrogés ont ainsi répondu que plutôt que de se débarrasser d’actions de certaines entreprises potentiellement polluantes, elles privilégiaient le dialogue avec celles-ci pour les pousser à améliorer leur politique dans le domaine. Certains secteurs et entreprises précis restent cependant un motif de vente pure et simple par les investisseurs institutionnels ou de non investissement : ainsi 75% des gérants interrogés ont déclaré ne pas investir dans les entreprises produisant des armes à sous munition ou des mines antipersonnel, 66% ont affirmé ne pas placer leurs billes dans des sociétés d’armement et 60% dans les sociétés productrices de tabac.
"Alors que la prise en compte des critères ESG par l’industrie s’est accélérée ces dernières années est devenue un critère dominant, le focus sera de plus en plus mis sur les investissements dans ce domaine et sur la façon de gérer un portefeuille de façon responsable" explique ainsi Habib Subjally, Senior Portfolio Manager et Directrice Global Equities chez RBC Global AM. Et selon elle, la demande pour ce type de produits ayant également fortement progressé, ceci devrait d'autant plus encourager les fonds à investir en tenant compte de critères de long terme, tels que les facteurs ESG.
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