WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

Asset, Management / ESG / Legg Mason / France / investisseurs

Asset, Management
ESG / Legg Mason / France / investisseurs

Les investisseurs français moins frileux que l’an dernier

Selon une enquête de Legg Mason, la France est l’un des États où les personnes interrogées sont les plus confiantes dans les opportunités de placements ces douze prochains mois, et particulièrement sur le marché actions de l’Hexagone. L’ESG est notamment un secteur où les investisseurs ont déclaré vouloir augmenter leurs placements dans les cinq prochaines années.
ESG
ESG

Effet Macron ou conséquence de l’amélioration de la conjoncture globale ? Les investisseurs français interrogés cet été par Legg Mason à l’occasion de sa sixième enquête sur le sentiment des investisseurs internationaux sont en tout cas beaucoup plus enclins à prendre des risques que l’an dernier. La confiance des investisseurs de l’Hexagone est ainsi supérieure à la moyenne mondiale (58 %), 62 % ayant ainsi déclaré être plutôt ou très confiants quant à leurs perspectives de placement dans les douze prochains mois. "L'an dernier, la France était le pays où les investisseurs étaient le moins disposés à placer leur épargne. En 2018, le changement est très net", explique ainsi Justin Eed, responsable de la distribution Europe et Amériques chez Legg Mason.

Et, preuve que le climat politique depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron a impacté le moral et le sentiment des investisseurs, l’instabilité politique ne représente un risque d’investissement que pour 30 %, contre 37 % au niveau global et 50 % en Grande-Bretagne par exemple, où le Brexit est vu comme la plus grosse menace pour leur portefeuille. Sans surprise cependant l’augmentation de la pression fiscale constitue toujours l’un des risques les plus importants pour leurs portefeuilles (pour près de 50 % des investisseurs français). Il n’en reste pas moins que 70 % d’entre eux ont déclaré vouloir accroître leur exposition au marché actions français, contre 60 % au niveau global (chaque investisseur ayant été interrogé sur les perspectives de son propre marché actions). En dehors de la France, l’Europe reste le marché de prédilection des Français (pour 35 % elle est la meilleure opportunité de placement devant les États-Unis pour 28 % d’entre eux et la Chine, pour 29 % d’entre eux).

En termes de répartition par classes d’actifs, les portefeuilles des Français sont encore majoritairement composés de liquidités ou produits associés (à 31 %), suivi par les placements en immobilier (à 21 %), les investissements obligataires (14 %) et les investissements alternatifs (pour 9 %). L’immobilier, auquel les investisseurs sont pourtant déjà très exposés, représente selon eux l’une des meilleures opportunités de placement ces douze prochains mois (pour 41 % d’entre eux), devant les actions internationales et nationales qui arrivent ex aequo (27 %).

Autre enseignement intéressant de cette étude, le fait que les investisseurs français ressentent encore le besoin d’être mieux informés sur les placements ESG, avant d’y placer leurs billes. Ce qui représente une opportunité pour les gérants d’actifs, dont Legg Mason s’est d’ailleurs saisi afin d’inciter les Français à davantage investir dans le secteur. "L’investissement socialement responsable n’intéresse plus seulement les investisseurs institutionnels, les particuliers se montrant de plus en plus enclins à faire des placements dans ce secteur", expliquent encore les responsables du gérant d’actifs américain. Pour l’instant pourtant, 23 % seulement des Français interrogés ont déclaré parfaitement comprendre ce type d’investissements, et la même proportion a affirmé ne pas les comprendre du tout. Pour autant près d’un sur deux a affirmé qu’il compte accroître ses investissements ESG ces cinq prochaines années. Les gestionnaires ont donc un important travail de pédagogie à réaliser pour tirer pleinement bénéfice de l’intérêt grandissant des investisseurs dans les fonds socialement responsables. D’autant que plus d’un Français sur deux fait encore appel à un conseiller financier pour la totalité ou la majorité de ses décisions, conclut l’enquête.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article