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Taxe sur les GAFA : Londres défie la Commission
À l’aube du Brexit, le Royaume-Uni choisit de faire cavalier seul sur la taxe du numérique. Le ministre britannique des Finances, Philip Hammond, a annoncé hier la création d’un nouvel impôt qui ciblera à partir de 2020 toute l’activité générée sur le sol britannique, à hauteur de 2 %, soit un point de pourcentage inférieur à celui préconisé actuellement par la Commission européenne. Elle ne s'appliquera qu'aux entreprises générant plus de 500 millions de livres de chiffre d'affaires annuel (soit 560 millions d'euros). "Les progrès sont incroyablement lents et nous ne pouvons perdre trop de temps en palabres", avait lancé hier le ministre conservateur.
Car les États membres peinent à se mettre d’accord. Ce matin, et dans une lettre rendue publique, les patrons de seize entreprises numériques européennes ont exprimé "leur grave préoccupation" face à la taxe sur les géants du numérique – plus communément appelée taxe GAFA (Google, Amazon, Facebook et Apple) – aux ministres des Finances européens.
C’est la première fois que le secteur décide de rendre publique son opposition au projet. La lettre, cosignée par les dirigeants de Spotify, Booking.com, Angry Birds, Takeaway.com ou encore le détaillant Zalando et l’agent de voyages eDreams, indique que les entreprises technologiques européennes seront frappées de manière "disproportionnée" par la taxe. "La plupart des jeunes entreprises et des nouvelles entreprises dépendent de leurs revenus pour se développer et s’étendre". Les dirigeants ont fait savoir que si les géants du numérique pouvaient absorber rapidement l'impôt, il en va de la survie des nouvelles firmes du secteur.
Présenté en mars par la Commission européenne, le projet vise la mise en place rapide d’une taxe de 3 % sur les revenus de certaines activités du géant du Net. Les ministres européens vont à nouveau débattre de cette taxe lors d’une prochaine réunion à Bruxelles le 6 novembre prochain.
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