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Régulation / Concurrence / Google / gafa / piratage / droit d'auteur

Régulation / Concurrence
Google / gafa / piratage / droit d'auteur

Que fait Google contre le piratage ?

Le géant américain de la tech vient de communiquer sur les actions qu’il mène contre la violation du droit d’auteur. De quoi redorer son blason au moment où la législation sur le droit d’auteur est en pourparlers au Parlement européen.
Google / Gafa
Google / Gafa

Google vient de publier un nouveau rapport intitulé, Comment Google lutte contre le piratage. La violation des droits d’auteur et le piratage de données personnelles seraient un fléau pour le géant de la tech qui "prend au sérieux ce défi". La version 2018 du rapport est l’occasion pour Google de dévoiler ses efforts en chiffres mais aussi de faire bonne figure à l’heure où la directive sur le droit d’auteur, votée par le Parlement européen le 12 septembre dernier, fait toujours l’objet de débats.

Internet a créé de nouveaux flux de revenus pour les créateurs et l’état de l’industrie et de l’innovation en ligne est impressionnant. Selon Google les revenus de la vidéo numérique estimés à 64 milliards de dollars en 2017 devraient grimper à 119 milliards d’ici 2022 et les revenus issus de la musique en ligne ont plus que doublé entre 2015 et 2017. Le développement est mondial : en Asie du Sud-Est par exemple, les produits et services du numérique devraient contribuer à hauteur de 1.000 milliards au PIB de la région d’ici 2025. En 2016, 14,8 millions de créateurs indépendants basés aux États-Unis ont gagné 6 milliards de dollars. Des sommes qui prouvent l’essor de l’économie créative numérique. Mais pour qu’il puisse conserver sa trajectoire, la protection des droits d’auteur est centrale. Et à Google de revendiquer ses efforts.

D’abord l’Américain a créé des plateformes légales d’achat tels que "Google Play". Mais aussi le site d’hébergement "YouTube", qui aurait considérablement baissé le piratage musical en permettant légalement le visionnage des vidéos – rémunérateur pour l’artiste. Selon le rapport, YouTube a versé aux ayants droit plus de 3 milliards de dollars et plus de 1,8 milliard en revenus publicitaires à l’industrie de la musique. "L’accès facilité à la musique, à la vidéo et à d’autres supports légitimes est l’un des moyens les plus efficaces de réduire les infractions". Il est vrai que le succès de Spotify en Suède, en Australie et aux Pays-Bas a, par exemple, entraîné une baisse significative des taux de piratage dans ces pays.

Outre ce type de mesures, Google préconise d"augmenter le nombre et la qualité des contenus disponibles légalement", "un suivi pointilleux des rentrées publicitaires pour affamer les sites de téléchargement frauduleux", et de "réduire les revenus publicitaires dont dépendent essentiellement les sites frauduleux". Selon le rapport, en mars 2016, trois des sites de partage de fichiers les plus populaires en Europe ont été fermés, invoquant des problèmes de monétisation de leurs services par le biais de la publicité. Enfin, Google a aussi créé le système "ad blocker" qui permet à chaque utilisateur – après l’avoir téléchargé – de bloquer l’ensemble des pages non conformes aux normes de secteur. En 2017, plus de 10 millions d’annonces publicitaires ont été retirées par Google.

Par ailleurs, lorsqu’un utilisateur met en ligne une vidéo protégée par des droits d’auteur, il risque de recevoir une revendication dite Content ID. Les propriétaires des droits peuvent au travers de ce système bloquer la vidéo ou laisser la vidéo en ligne avec des annonces publicitaires, dont les revenus leur sont reversés. Google indique avoir investi plus de 100 millions de dollars en ressources techniques et en personnel depuis la création de Content ID.

Le dernier rapport sur ce sujet par Google datait de 2016. Quant à la publication de cette nouvelle version, le calendrier n’a rien d’innocent puisque le projet de directive sur le droit d’auteur est actuellement en pourparlers entre le Parlement européen, le Conseil et la Commission. Les débats sont focalisés sur la création d’un droit voisin pour les éditeurs de presse "leur permettant de se faire rémunérer lors de la réutilisation en ligne – même partielle – de leurs articles", et sur "l’obligation pour les plateformes en ligne de nouer des accords avec les ayants droit pour couvrir les cas où les utilisateurs postent des contenus protégés par le droit d’auteur sans accord ni autorisation".

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