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Renault / Carlos Ghosn / Lanceur d'alerte
Révélations sur celui qui a dénoncé Ghosn
C’est donc l’un de ses plus proches collaborateurs, qui faisait office de directeur de cabinet du patron de Renault-Nissan. Il s'agit d'un rôle très large, allant de la gestion des réunions et de l'agenda du CEO à la supervision de toutes les fonctions juridiques, de conformité et de communication de l'entreprise, dans un poste connu en interne sous le nom de "21e étage", le dernier étage du siège de Nissan à Yokohama, où se trouvent le bureau du CEO et sa salle du conseil.
On est toujours trahi que par les siens. Si l’on en croit le Financial Times de ce matin, on connaît maintenant l’identité du fameux lanceur d’alerte dont la presse japonaise parle depuis un mois et qui aurait remis aux autorités locales un dossier à charge contre Carlos Ghosn.
Il s’agirait d’un certain Hari Nada, chef du bureau du chef de la direction - bref une sorte de directeur de cabinet - un Britannique Malaisien. Cet homme de 54 ans, passé par la direction juridique, serait l'une des personnalités les moins visibles mais les plus influentes du constructeur automobile japonais. En plus d'être une sorte de chef de cabinet du PDG, le site Web de Nissan le présente également comme vice-président principal qui fait partie du bureau du président, du bureau du PDG de l'alliance et du bureau mondial de conformité.
Hari Nada était réputé être d’une fidélité exemplaire depuis longtemps à Carlos Ghosn. Mais, il semblerait qu’à partir du printemps dernier, son attitude a changé. A-t-il été commandité pour cela ? A-t-il été rémunéré ? Toujours est-il qu’il aurait alors pris la tête d'un petit groupe de cinq collaborateurs de Nissan dont le but était d’enquêter secrètement sur le patron de Renault-Nissan.
Aujourd’hui il ne fait plus de doute que Hari Nada, salarié chez Nissan depuis 28 ans, est l'une des deux figures centrales qui ont coopéré avec les procureurs de Tokyo. Il a fourni des informations essentielles qui ont aidé à étayer les affirmations de Nissan selon lesquelles Carlos Ghosn aurait sous-estimé son salaire et utilisait les fonds de la société pour ses dépenses personnelles.
À noter que Hari Nada, qui reste en poste, bénéficie d’une protection particulière de la part de Nissan. Aucun journaliste n’a la possibilité de l’approcher.
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