Macro-économie / Taux / Angela Merkel / Annegret Kramp-Karrenbauer
Macro-économie / Taux
Angela Merkel / Annegret Kramp-Karrenbauer
Macron et Merkel veulent « travailler dur pour se comprendre encore mieux »
Emmanuel Macron voulait le signer il y a un an. Finalement, il a dû attendre 2019 pour trouver un terrain d'entente avec la chancelière allemande Angela Merkel pour réaffirmer l'amitié entre leurs deux pays. Un traité de "convergence" qui promet de pousser la coopération entre Paris et Berlin. Mais majoritairement, outre-Rhin la presse estime qu'il ne va pas assez loin.
Pour le Handelsblatt, le traité d'Aix-la-Chapelle "passe à côté de la réalité de la vie". "Il formule certes, un souhait, mais très peu de règles concrètes. L'Allemagne et la France passent donc à côté d'une belle occasion". Le quotidien poursuit : "un nouveau traité aurait pu aussi pousser en avant l’Europe qui protège ses citoyens, dont Angela Merkel parle depuis un an et demi. Au sein de l'UE, les nationalistes et les populistes freinent cette idée, sur l'immigration et sur de nombreux autres thèmes. La chancelière et le Président auraient pu monter ce qu'ils pouvaient faire." Le Handelsblatt déplore : "la porte est grande ouverte : 80 % des Français font confiance aux Allemands et l'inverse est même vrai à 85 %. Nous nous connaissons et nous nous aimons. 56 ans après le traité réussi de l'Élysée, personne ne faisait obstacle aux politiciens sur leur chemin. Personne sauf leur propre découragement."
Le Spiegel se demande quant à lui "pourquoi Macron a finalement besoin d'évoquer son amitié avec l'Allemagne ?" Le site de l'hebdomadaire a une réponse : "Emmanuel Macron se bat pour son mandat. Chez lui, c'est assez fastidieux. Mais au niveau européen, il a encore de grands projets."
Pendant ce temps, la remplaçante de la chancelière Angela Merkel, Annegret Kramp-Karrenbauer, a accordé une interview au Monde, où elle fait notamment part de son inquiétude à l'égard du mouvement des Gilets Jaunes. Cependant pour elle il n'y a pas de potentiel de contamination à l'Allemagne, rapporte notamment la ZDF. "Les populistes de gauche et de droite ont tenté d'importer le mouvement en Allemagne, mais ils ont échoué", explique-t-elle. Pour deux raisons selon eux : une meilleure situation économique chez nos voisins, ainsi qu'une culture politique très différente, où les manifestations ont moins leur place.
Interrogée par le Monde sur ses ambitions politiques - notamment sur sa candidature pressentie à la chancellerie allemande -, AKK a affirmé que cette question se posera plus tard, "à l'approche des prochaines législatives" qui se tiendront normalement en 2021. Le Mitteldeutsches Journal affirme cependant que c'est le prochain "défi" de la cheffe de la CDU qui "n'a peur de rien". Son élection à la tête de la CDU n'étant qu'un "premier pas".
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