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Fiscalité / Kering / Gucci

Fiscalité
Kering / Gucci

exclusif L’affaire Kering se corse en Suisse

EXCLUSIF. Le 20 février prochain le parlement cantonal devra répondre à une interpellation du député Matteo Pronzini, qui demande des explications au gouvernement sur de prétendues « fausses résidences » d’une vingtaine de cadres de Kering.
Gucci - luxe - boutique - consommation - robe
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Le député de gauche Matteo Pronzini vient de saisir le Grand Conseil tessinois sur le sujet suivant : "Cas Gucci : quels contrôles sur les résidences des globalistes et des managers ?". De fait sa question sera discutée en séance plénière le 20 février prochain alors que du côté italien l’enquête sur les soupçons d’évasion fiscale effectuée par Gucci avance à grands pas.

Le député de gauche demande au Conseil d'État quels contrôles sont effectués lorsque le manager d'une société demande le domicile fiscal au Tessin et comment le fait qu'une vingtaine de dirigeants du groupe Kering aient pu bénéficier de fausses résidences a pu passer inaperçu.

Dans la ligne de mire du député figure le conseiller d'État tessinois libéral-radical Christian Vitta, en charge du Département cantonal de l'économie et des finances. Car, en 2014 lorsqu'il était encore maire de Sant'Antonino, localité aux portes de Bellinzone, il avait facilité l'installation dans sa commune d'un centre logistique de Luxury Goods, le centre de distribution et service du groupe français Kering qui contrôle le géant italien de la mode Gucci.

Or, selon l'enquête du Ministère public de Milan, de 2011 à 2017, Gucci aurait soustrait au fisc 1,4 milliard d'euros par le biais de Luxury Goods et ceci en "omettant" de déclarer 14,5 milliards d'euros de recettes. De fait, en juin 2017, le Ministère public de la Confédération a ouvert une procédure pénale en lien avec l'enquête italienne sur le groupe Kering. Les délits présumés sont le blanchiment d'argent et faux dans les titres. La procédure pénale est dirigée contre X.

Par ailleurs, selon les informations de WanSquare, le Parquet suisse confirme avoir reçu et exécuté une demande d'entraide judiciaire de la part du parquet de Milan. Cette demande concerne un ancien dirigeant de Kering.

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