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Conseil d’administration : Engie trouve le juste équilibre

Le board va passer de 19 à 14 membres à l’issue de la prochaine assemblée générale. Un chiffre qui reste plutôt dans la fourchette haute mais bien calibré pour une entreprise où l’État est présent au conseil.
Jean-Pierre Clamadieu - Engie
Jean-Pierre Clamadieu - Engie

Engie a annoncé ce mercredi une reconfiguration de son conseil d’administration. Ce dernier va passer de 19 à 14 membres, à l’issue de la prochaine assemblée générale – qui se tiendra le 17 mai. Pour ce faire, cinq des neuf mandats qui arrivent à échéance cette année ne seront pas renouvelés. "La taille du conseil d’administration du groupe se situe actuellement au-delà de celle généralement observée au sein des sociétés du CAC 40. Cette réduction répond à une attente exprimée régulièrement par les actionnaires", fait valoir le communiqué.

En effet, si un conseil d’administration doit compter entre 3 et 18 administrateurs (sans les membres représentants les salariés), en pratique il est conseillé d'en limiter le nombre. Trop de personnes autour de la table pouvant nuire à l’efficacité des échanges. "La multiplication des membres peut obstruer le fonctionnement du conseil dans la mesure où le temps et la facilité de prise de parole s’en trouvent diminués. Ainsi le nombre choisi ne doit pas tant dépendre de la dimension de l’entreprise que du mode de fonctionnement que souhaite avoir le conseil", explique l’IFA (Institut français des administrateurs).

En moyenne, les entreprises du CAC 40 comptaient en septembre 2018 13,6 membres au sein de leurs conseils, contre 16 administrateurs pour le DAX 30 et 12,3 pour le FTSE MIB, selon les données de l’IFA et d’Ethics & Boards. À titre de comparaison, ces chiffres sont de 12,4 pour le SBF 120, 12 pour le HDAX et de 10,4 pour le FTSE 100. Pour les entreprises où l’État est présent, les données sont généralement plus élevées. "Toutes les sociétés dans lesquelles l'État a une participation ont un conseil d'administration pléthorique du fait de la présence des représentants de l'État", commente Emeric Lepoutre d'Emeric Lepoutre & Partners. Le conseil de Thales fonctionne par exemple avec 16 personnes et la SNCF avec 24.

Sur les 19 membres de son conseil, Engie compte actuellement trois administrateurs proposés par l’État et un représentant de l’État. Sont concernés : Patrice Durand, Catherine Guillouard et Mari-Noëlle Jégo-Laveissière. Le siège de représentant de l’État demeure pour le moment non-pourvu, à la suite de la démission de Lucie Muniesa. Laquelle a quitté l’an dernier son poste à l’Agence des participations de l’État (APE) pour rejoindre le ministère de la Culture. Elle vient d’être remplacée ce mois-ci par Hélène Dantoine.

Dans sa communication du jour, Engie indique vouloir renouveler les mandats de Patrice Durand et Mari-Noëlle Jégo-Laveissière pour ce qui est des administrateurs proposés par l’État. En revanche, le nom de Catherine Guillouard ne sera pas soumis aux actionnaires cette année. En préambule, le groupe explique que certains administrateurs n’ont pas sollicité de nouveau mandat et que d’autres perdaient leur qualité d’indépendants. Pour ce qui est de Catherine Guillouard, la PDG de la RAPT était au conseil d’Engie depuis 2015. Elle n’a donc pas atteint les 12 ans, au-delà desquels un administrateur n’est plus considéré comme indépendant.

L’énergéticien souhaite également voir signer à nouveau deux administrateurs dont le mandat arrive à échéance : Françoise Malrieu et Marie-José Nadeau. Tandis qu’Ann-Kristin Achleitner, Edmond Alphandéry, Aldo Cardoso et Barbara Kux ne passeront pas devant les actionnaires. Ils étaient respectivement au conseil d’Engie depuis 2012, 2008, 2004 et 2015. "Cette configuration permettra un fonctionnement plus resserré de nos organes de gouvernance tout en maintenant nos objectifs en termes d’indépendance et de diversité des profils", a commenté Jean-Pierre Clamadieu, qui a rejoint le board l’an dernier en qualité de président. "Passer de 19 à 14, c'est parfait. Descendre en dessous est impossible car cela modifierait les équilibres. Ils ont trouvé la juste équation pour à la fois resserrer le conseil, tout en maintenant les équilibres", conclut Emeric Lepoutre.

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