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Engie / Isabelle Kocher / Jean-Pierre Clamadieu
Isabelle Kocher sera démissionnée demain
Selon les informations obtenues par WanSquare auprès de l’entourage proche d’Isabelle Kocher, un conseil d’administration extraordinaire d’Engie a été convoqué pour demain afin d’acter le non-renouvellement du mandat de directrice générale d’Isabelle Kocher qui doit être remis en jeu lors de la prochaine assemblée générale du groupe en mai.
L’État, qui est le principal actionnaire d’Engie avec une participation de 23,64 %, a donc décidé de faire rouler la tête de la seule femme patronne d’un groupe du CAC 40. Cette décision a été prise par Emmanuel Macron lui-même. Probablement avant son départ en Pologne. Et la publication d’une tribune de cinquante personnalités dans les Échos d’hier, n’a fait que conforter les pouvoirs publics dans leur décision de lâcher la patronne d’Engie. D’ailleurs hier, lors des Questions aux Gouvernement, Bruno Le Maire a soutenu Isabelle Kocher, comme la corde soutient le pendu.
Selon nos informations, ses conseils discutent déjà avec ceux de l’État au sujet de l’indemnisation financière liée à ce non-renouvellement. Ce qui laisse supposer que si un accord est rapidement trouvé Isabelle Kocher pourrait jeter l’éponge très vite sans attendre son non-renouvellement officiel lors de la prochaine assemblée générale.
Toute la question est maintenant de savoir quelle gouvernance le groupe va-t-il retenir. Il est possible que dans l’urgence Jean-Pierre Clamadieu cumule les postes de président et de directeur général. Mais on parle beaucoup de la nomination à la direction générale du groupe de Fabrice Brégier, ancien patron d’Airbus, et actuel directeur général de Palantir France, qui connaît bien le groupe pour en être administrateur. Dans ce cas le conseil d’administration pourrait trouver en son sein une femme afin de remplacer Jean-Pierre Clamadieu, qui a beaucoup déçu les pouvoirs publics depuis son accession à la présidence du groupe. Il est également question de Guillaume Pépy que les proches d’Isabelle Kocher voient de plus en plus fréquemment dans les étages élevés de la tour Engie.
Quoi qu’il arrive demain, ce départ forcé d’Isabelle Kocher, après celui de Thierry Bolloré chez Renault montre que l’État actionnaire a un problème avec la gouvernance des entreprises cotées. Et le prochain à en payer le prix devrait être Martin Vial, actuel patron de l’Agence des Participations de l’État.
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