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Clamadieu, le pompier pyromane d’Engie

Evenements / Engie / Jean-Pierre Clamadieu / Isabelle Kocher

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Engie / Jean-Pierre Clamadieu / Isabelle Kocher

Clamadieu, le pompier pyromane d’Engie

Dans les Échos de ce matin, Jean-Pierre Clamadieu essaye de temporiser sur le non-renouvellement d’Isabelle Kocher. Faute d’avoir obtenu de Bercy l’autorisation de lui signifier son congé dés le conseil d’administration du 17 décembre.
Jean-Pierre Clamadieu - Isabelle Kocher - Engie
Jean-Pierre Clamadieu - Isabelle Kocher - Engie

Dans le quotidien Les Échos de ce matin, Jean-Pierre Clamadieu, le Président non exécutif d’Engie explique qu’il a décidé de prendre la parole, notamment pour faire taire les rumeurs. Rumeurs que lui et ses proches colportent notamment depuis la fin de l’été lorsqu’il a fait fuiter le fait d’avoir confié à un cabinet de conseil le soin d’évaluer la stratégie menée par Isabelle Kocher. Ce qui correspond, en principe, au travail du conseil d’administration, qui jusqu’ici a toujours voté des deux mains à la stratégie d’Engie.

C’est une chose de prendre la parole. Encore faut-il dire toute la vérité ! Jean-Pierre Clamadieu affirme vouloir préserver l’indispensable sérénité des travaux du conseil d’administration. C’est sans doute au nom de cette "sérénité" que depuis trois mois, selon les informations de WanSquare, il fait le siège de l’Élysée et notamment d’Alexis Köhler afin d’obtenir le non-renouvellement d’Isabelle Kocher. C’est sans doute au nom de cette "sérénité" qu’il a vu, un à un, au cours des dernière semaines chacun des administrateurs indépendants. Avant d’aller voir Isabelle Kocher il y a quelques jours pour lui affirmer qu’elle n’avait plus leur soutien. C’est sans doute au nom de cette sérénité qu’il agite la presse et les médias sur l’hypothétique vente de GRTgaz, qui n’a jamais été discutée par le conseil. Ce qui ne l’empêche pas de déclarer : "les spéculations que j’ai pu lire sur l’évolution du périmètre du groupe sont sans fondement". Pyromane d’abord. Pompier aujourd’hui.

Il n’est pas possible qu’un groupe comme Engie soit géré, du strict point de vue de la corporate governance, comme il l’est aujourd’hui. WanSquare, qui a toujours émis des doutes sur la stratégie d’Isabelle Kocher, est d’autant plus libre de l’affirmer. Ces manœuvres orchestrées contre la directrice générale d’Engie ne sont pas dignes d’un président non exécutif qui doit être le garant des travaux du conseil d’administration.

Heureusement que Bercy est intervenu pour temporiser. Informé par l’Élysée des demandes insistantes de Jean-Pierre Clamadieu concernant le renvoi d’Isabelle Kocher, Bruno Le Maire a eu de son coté les bons réflexes. En demandant à ses experts de l’Agence des Participations de l’État de mener une revue stratégique d’Engie qui va durer plusieurs semaines. Et c’est seulement lorsqu’il aura analysé ce travail que l’État, via l’APE, décidera si le mandat d’Isabelle Kocher qui arrive à échéance au printemps prochain doit être renouvelé ou pas.

Il reste que le mal est fait. Et de la même manière qu’Isabelle Kocher a été nommée à l’issue d’un processus de sélection faussé par Gérard Mestrallet et Jean-Louis Beffa, afin d’empêcher Jean-François Cirelli de diriger Engie, sa sortie sera marquée par les turpitudes de ceux qui, chez Engie, sont là pour faire en sorte que le groupe soit dirigé selon les canons habituels de la corporate governance, et qui font tout le contraire. C’est dommage pour Engie qui vaut mieux que ces petites combinaisons de bas étage. C’est aussi bien triste pour la Place de Paris sur laquelle rejaillit toute cette affaire.

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