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Fusions, Acquisitions / Isabelle Kocher / Engie / Renouvellement de mandat

Fusions, Acquisitions
Isabelle Kocher / Engie / Renouvellement de mandat

Le beau coup d’Isabelle Kocher

Engie est à la tête d’un consortium qui a remporté les six centrales hydroélectriques vendues par le portugais EDP, pour 2,2 milliards d’euros. Alors que son avenir à la tête du groupe énergétique est en plein débat, la directrice générale montre ici à ses actionnaires sa capacité à appliquer sa stratégie.
Isabelle Kocher - Engie
Isabelle Kocher - Engie

C’est une très belle opération pour Engie qui vient d’être annoncée jeudi soir : le groupe est à la tête d’un consortium qui vient de mettre la main sur les six centrales hydroélectriques vendues par le portugais EDP (Energias de Portugal), pour un total de 2,2 milliards d’euros. Dans le détail, Engie détient 40% de l’entité, aux côtés de Crédit Agricole Assurances (35%) et Mirova-Natixis (25%). "L'acquisition de ce portefeuille est un élément déterminant du déploiement de la stratégie zéro carbone d'Engie. Elle apporte une capacité renouvelable flexible qui complète le portefeuille existant d'énergie éolienne terrestre (1,1 GW) et solaire (50 MW) d'Engie dans la péninsule ibérique", a commenté le groupe.

Cette opération poursuit une collaboration étroite entre les deux groupes, lorsqu’Engie et EDP ont signé une joint-venture en mai dernier, afin de devenir le leader mondial de l’éolien en mer. Surtout, il s’agit d’une victoire incontestable pour le Français, qui l’a emporté au terme d’enchères compétitives commencées au printemps dernier, et alors même que trois grands industriels et un fonds (Aquila Capital, l’espagnol Iberdrola, le norvégien Statkraft et l’autrichien Verbund) étaient encore en lice au dernier tour.

Une victoire également pour sa directrice générale Isabelle Kocher, que l’on sait malmenée depuis plusieurs mois. La dirigeante vient de recevoir l’approbation du cabinet de conseil Korn Ferry mandaté pour évaluer sa stratégie, qui est justement axée sur l’écologie et l’empreinte carbone. Une procédure très inhabituelle et plutôt difficile pour la patronne de l'entreprise, d'autant que l’État actionnaire à 23% du groupe avait déjà validé cette stratégie axée sur trois piliers : les services à la transition zéro carbone, les énergies renouvelables et les infrastructures. Mais dont elle est finalement ressortie par le haut. Et cela à cinq mois de l’échéance de son mandat, alors que le board n’a pas encore donné son avis sur son éventuel renouvellement. Sans parler du poste de président non exécutif de Suez, la filiale d’Engie à 34%, qu’Isabelle Kocher pourrait briguer si elle était confortée à son poste. Toujours est-il que la patronne d'Engie peut s'appuyer sur ses cadres dirigeants. Un millier d'entre eux était réuni mercredi en séminaire et ils lui ont réservé une standing ovation de 10 minutes.

En attendant, Engie termine l’année sur une très belle note, qui vient contrebalancer les baisses de revenus issus du transport de gaz anticipés l’année prochaine, en raison des tarifs fixés par la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE). Si l’activité régulée de transport, stockage et distribution du gaz représente 38 % de l’Ebitda de son groupe, Isabelle Kocher a à cœur de réduire cette dépendance et de créer le Engie plus écoresponsable de demain. Et vient d’en faire à nouveau la preuve par les faits.

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