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Entreprises / Actions / Goldman Sachs / Apple / apple card

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Goldman Sachs / Apple / apple card

La collaboration Goldman Sachs - Apple est-elle loufoque ?

Le projet de carte de paiement du baron du smartphone et de la banque d'investissement est inaudible. Sont-ils entrés dans une crise d'identité ?
Edenred - paiement mobile - carte
Edenred - paiement mobile - carte

À la fin du mois de mars les dirigeants d'Apple et de Goldman Sachs se sont réunis sur le campus de la firme à la pomme à Cupertino en Californie, pour discuter d'une coentreprise, celle qui devrait donner lieu au "changement le plus significatif de l'expérience de la carte de crédit en 50 ans" grâce à l'Apple Card.

L'ère est au numérique, la nouvelle révolution industrielle est digitale. Dès lors, le mariage pourrait diversifier les revenus d'Apple qui vit essentiellement de la vente de ses IPhone - qui ne cesse de baisser alors que la partie services se défend mieux -, et insérer la banque d'élite dans une spirale jeune et novatrice.

Pendant que les fans inconditionnels de la gamme iconique de smartphones attendent un chargeur sans fil, la voiture Apple encore poussiéreuse laissée au garage et une nouvelle offre de cinéma, Tim Cook aurait donc opté pour une carte en titane selon le Wall Street Journal, avec le nom du client gravé au laser, dans un style évidemment épuré. Apple étonne et inquiète de même que Goldman Sachs, qui s'écarte de son cœur de métier de banque d'investissement et de ses anciens paris rentables à effet de levier, pour se lancer dans le dangereux défi de la banque de détail.

L'Histoire montre que l'Homme n'est probablement pas prêt à faire confiance à une multinationale qui conçoit et commercialise des téléphones pour gérer son argent. Preuve en est dans l'Hexagone, Orange Bank est un véritable flop. La banque mobile compte moins de 250.000 comptes ouverts l'an dernier, contre 400.000 espérés. La filiale du groupe français Orange, qui a décrit elle-même son pari comme une rupture de marché majeure, a présenté un produit net bancaire en baisse de 41 % et des pertes multipliées par deux l'an dernier. 

La remise de 2 % sur les achats de la marque Apple, en échange de l'adoption de l'Apple Card, ne sera probablement pas suffisante pour déclencher un tsunami et changer les habitudes des consommateurs. Les analystes de Goldman Sachs supposent que le nouveau système recueillera 21 millions d'utilisateurs qui dépensent 1.000 dollars, générant des revenus de 882 millions de dollars. D'abord, l'estimation est probablement majorée, ensuite le montant reste en tout état de cause faible par rapport aux revenus dégagés par la banque l'an dernier à 36,62 milliards de dollars. Pour la banque dirigée par David Salomon, un pari plus judicieux aurait consisté à se recentrer sur ses activités de conseil, dont le bilan est remarquable, ou encore la gestion d'actifs.

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