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Nicolas Sarkozy ; déclin de l'Occident ; dîners de l'AFEP

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Nicolas Sarkozy / AFEP

exclusif Nicolas Sarkozy a charmé les patrons de l’AFEP

EXCLUSIF. Selon les informations de WanSquare, l’ancien Président de la République a été l’invité des fameux dîners de l’AFEP. Il a livré aux très nombreux patrons présents sa vision du monde avec la peur de voir s’effacer l’Occident.
Nicolas Sarkozy
Nicolas Sarkozy

C’était il y a une semaine, jeudi 9 mai, dans la grande salle de réunion de l’AFEP, Avenue Delcassé, Nicolas Sarkozy était l’invité du fameux lobby des grands patrons présidé par Laurent Burelle. Selon les informations obtenues par WanSquare, l’ancien Chef de l’État a fait le plein, puisqu’une cinquantaine de membres de l’organisation patronale étaient présents pour l’écouter tout en dégustant un dîner préparé par Lenôtre.

Selon les propos que nous ont rapportés un certain nombre de dirigeants d’entreprise présents à ce dîner, Nicolas Sarkozy a frappé les invités par sa hauteur de vue, sa capacité à livrer une vision du monde à long terme. Alors que lors de sa précédente venue – lorsque François Hollande était Président - il était dans la critique systématique.

Comme il le répète désormais souvent lorsqu’il s’exprime publiquement, Nicolas Sarkozy a fait part de sa peur d’un effacement de l’Occident face notamment à l’émergence de l’Asie-Pacifique. Une peur justifiée par une Europe en panne. Des grands pays occidentaux en manque de leadership. Une incapacité à appréhender le long terme. Et le refus de l’Europe de voir dans la Russie une puissance alliée sur beaucoup de sujets. En réponse à une question de Paul Hermelin, le patron de Cap Gemini sur le risque climatique, il a pris à contre-pied son interlocuteur en expliquant qu’à côté de ce risque on ne parlait jamais de l’immense risque démographique qui explique aussi le déclin de l’Occident.

Ce dîner était également intéressant par ce qu’il n’a pas dit ou par les sujets qu’il a éludés. Il s’est bien gardé de critiquer Emmanuel Macron auquel il a au contraire su gré de l’avoir associé à certaines décisions ou de l’avoir missionné pour des représentations à l’étranger. Il s’est juste contenté d’une petite pique à l’égard des deux ministres de l’Intérieur successifs, expliquant à propos des manifestations des Gilets jaunes ou des blacks blocs qu’un pays peut très vite basculer "de la violence à la barbarie". Parmi les sujets qu’il n’a pas abordés, il y a eu aussi le capitalisme, et les questions liées à l’entreprise.

À la fin du dîner, et à la surprise générale, l’ancien Président de la République s’est livré à un plaidoyer en faveur de l’association à laquelle il donne beaucoup de son temps. Depuis un peu plus d’un an il est en effet le parrain de la campagne Guérir le cancer de l'enfant au XXIe siècle de l'institut Gustave-Roussy de Villejuif. Il s’est promis de lever 10 millions d’euros et il avait apporté des bulletins de souscription pour inviter les patrons présents à participer à cette noble cause. Plusieurs d’entre eux ont reconnu avoir été frappés par ce moment imprévu et très émouvant.

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