WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne
Merkel adopte les mesures de relance que Matignon a refusées à l’AFEP

Politique économique / Angela Merkel / AFEP

Politique économique
Angela Merkel / AFEP

exclusif Merkel adopte les mesures de relance que Matignon a refusées à l’AFEP

EXCLUSIF. La coalition au pouvoir en Allemagne vient de s’entendre sur un plan de soutien à la consommation de 130 milliards d’euros, avec notamment une forte baisse de la TVA. Une mesure que l’AFEP avait proposée à Matignon avant d’être éconduite.
Angela Merkel
Angela Merkel

Nul n’est prophète en son pays. C’est bien ce que doit se répéter ce matin Laurent Burelle le président de l’AFEP (Association Française des Entreprises Privées). Dans le cadre des boîtes à idées ouvertes pour soutenir la consommation et permettre la relance, le patron de ce lobby patronal avait été reçu par le cabinet d'Édouard Philippe afin de leur proposer une baisse temporaire des différents taux de TVA sur tous les produits de consommation. Et cela pendant une durée limitée.

À Matignon, le Président de l’AFEP s’est fait gentiment éconduire. Les conseillers techniques du Chef du Gouvernement assurant qu’une telle mesure n’était pas possible à mettre en œuvre techniquement. Même s’ils en reconnaissaient le bien-fondé. C’est-à-dire relancer la consommation et créer ainsi des recettes fiscales qui viendraient compenser la baisse des recettes liée à la diminution temporaire des taux de TVA.

Il faut croire qu’outre-Rhin les conseillers économiques des ministres voient les choses différemment. Puisque la coalition au pouvoir, dirigée par Angela Merkel vient de se mettre d’accord sur un plan de soutien à la consommation de 130 milliards d’euros. Le principal pilier de ce plan consiste en une baisse générale des taux de TVA de 19 % à 16 % et de 7 % à 5 % durant les six prochains mois qui va avoir un coût immédiat de 20 milliards d’euros, mais va permettre aux Allemands de débloquer leur épargne forcée. D’autant qu’à cela va s’ajouter pour les familles un bonus de 300 euros par enfant tandis que les entreprises bénéficieront d'allègements fiscaux.

Une fois encore l’Allemagne a pris une longueur d’avance sur l’économie française et ses industriels comme ses commerçants vont pouvoir bénéficier d’ici quelques jours de cette mesure forte d’incitation à la consommation. Pendant ce temps-là, à Matignon on continue d’assurer que techniquement c’est une mesure trop complexe et pas assez efficace. Il fût une époque où l’on disait "Impossible n’est pas français". Aujourd’hui hélas c’est plutôt "Impossible n’est pas allemand". Surtout outre-Rhin on continue de prendre au sérieux les propositions du patronat. Alors qu’en France elles sont forcément suspectes.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article