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Benjamin Fremaux : deux pieds chez Messier Maris, un œil sur le public
Arrivé chez Messier Maris à 34 ans, Benjamin Fremaux fait remarquer qu’il a épousé assez tard la profession de banquier d’affaires. Pour autant, l'homme a eu un parcours particulièrement dense avant son arrivée dans la boutique spécialisée en M&A. Et son CV est même celui de quelqu'un de très en avance.
En 2006 et lorsqu'il avait à peine 28 ans, ce polytechnicien devient chef de la division développement industriel et recherche au Cabinet de Christine Lagarde, alors ministre de l’Économie. Deux ans et demi plus tard, il devient son conseiller technique. A la question de savoir s’il n’était pas trop jeune pour un tel poste, Benjamin Fremaux, avait convaincu l’actuelle directrice du FMI que la valeur n’attend pas le nombre d’années en lui rétorquant : "J'ai visiblement l’âge d’être maire de Neuilly... !"
Après deux ans de cette "période un peu hors normes", il fait affaire avec Anne Lauvergeon - également ancienne du Corps des Mines - pour rejoindre Areva, en tant que directeur de la stratégie et des fusions & acquisitions. Quelques mois après sa prise de poste, un événement vient bouleverser le paysage : Fukushima. Luc Oursel, qui prendra la suite de la présidente, fera confiance à Benjamin Fremaux pour mener à bien un plan massif de cessions (1,2 milliard d’euros en un an).
Benjamin Fremaux aspire par la suite à un poste opérationnel et devient directeur des opérations ETC, filiale d’Areva et d’Urenco qui fabrique des centrifugeuses pour enrichir l’uranium. Une fois les plans sociaux effectués, Benjamin Fremaux renvoie son CV sur lequel tombera Jean-Marie Messier. Il commence alors sa nouvelle vie en faisant le tour des parties prenantes pour alerter sur l’état de santé d’Areva.
Chez Messier Maris il est toujours un peu au service de l’Etat. Il est l’auteur d’un rapport publié l'année dernière par l’Institut Montaigne et intitulé : Énergie : priorité au climat !. Aujourd'hui ouvert aux nouveaux deals qui arrivent dans la boutique de M&A parisienne, le futur s'annonce excitant pour Benjamin Fremaux. La France ne manque en tout cas pas de matière grise.
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