WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne
succession fmi christine lagarde

Qui pour succéder à Christine Lagarde ?

Le 2 juillet, Christine Lagarde a été choisie par le Conseil européen pour prendre la tête de la BCE. Le temps presse pour choisir celui ou celle qui tiendra les rênes de la haute institution car le FMI a fixé au début de septembre la date limite pour la désignation des pays candidats.
Christine Lagarde - FMI
Christine Lagarde - FMI

Vendredi, cela fera exactement un mois que Christine Lagarde a été désignée par le Conseil européen pour prendre la tête de la Banque centrale européenne. Et il va bien falloir remplacer celle qui se voit parfois critiquée pour ses agissements durant sa carrière de haut fonctionnaire, parfois saluée pour avoir eu le mérite de redorer le blason de l'institution. Car le FMI a fixé au début septembre la date limite pour la désignation des pays candidats. De fait, il va falloir faire vite si les pays européens ne veulent pas voir les rivaux des grands marchés émergents s'inviter à la table des négociations.

Sur la question de savoir qui devrait être le prochain directeur général du Fonds, c'est notre ministère de l'Économie et des Finances qui mène les négociations au niveau européen. Pour l'actuel gouverneur de la Banque d'Angleterre né au Canada Mark Carney, ses passeports britanniques et irlandais n’auront pas suffi, puisqu'il a vite été écarté, faute d'être né sur le sol européen. Il ne reste donc plus que cinq candidats préselectionnés vendredi.

Mais, ni Mário Centeno, l'actuel président de l'Eurogroupe au Portugal, ni Nadia Calviño, la ministre espagnole des Finances, n'auraient réjoui les différents ministres européens des Finances. De fait, il reste Jeroen Dijsselbloem, ancien ministre néerlandais des Finances, Kristalina Georgieva, l'actuelle directrice générale bulgare de la Banque mondiale et Olli Rehn, ancien commissaire finlandais à l'économie et actuel directeur de la banque centrale finlandaise.

Historiquement, les pays européens dominent la direction du FMI quand les États-Unis se voient réserver celle de la BCE. Mais cet équilibre pourrait bientôt changer, tant ce deal ne convient plus aux autres pays membres. Les négociations sont par ailleurs biaisées par des divisions européennes Nord Sud pour la présidence. Voilà pourquoi Kristalina Georgieva serait une candidate de compromis idéale pour l'Europe, bien que son arrivée en poste soit conditionnée à une modification d'une règle du FMI qui empêche le directeur(rice) général(e) d'être âgé(e) de plus de 65 ans. 

Officiellement, le chef de l'institution basée à Washington sera choisi au mérite et pourrait être le résultat de candidatures libres. Officieusement, il sera encore le jeu des plus grandes diplomaties mondiales pour que la domination américano-européenne sur les institutions de Bretton Woods ne meure pas. Près de 75 ans après sa création il reste, malgré tout, surprenant que des pays à plus faibles revenus n'aient toujours pas voix au chapitre lorsque l'on sait que l'action du FMI touche principalement les pays africains, asiatiques et latino-américains.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article