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Kristalina Georgieva (Crédits : DR)

Kristalina Georgieva, le choix menacé de l'UE

Les gouverneurs européens ont désigné leur cheval de course, mais leurs longues hésitations les menacent de l'arrivée de candidats libres, qu'ils soient européens ou nés dans les pays émergents.
Kristalina Georgieva (Crédits : DR)
Kristalina Georgieva (Crédits : DR)

Dans cette course tronquée à la présidence du Fonds monétaire international, les gouvernements de l'Union ont désigné leur cheval. C'est la Bulgare Kristalina Georgieva, actuelle numéro deux de la Banque mondiale, qui s'est imposée lors du second tour de scrutin - qui a duré 14 heures -, face à son seul adversaire le social démocrate néerlandais Jeroen Dijsselbloem, ancien président de l'Eurogroupe.

Les années précédentes, cette première étape aurait aussi été la dernière puisque les Européens parvenaient sans obstacle à imposer leur favori. Au contraire aujourd'hui, le chemin n'est pas tout tracé pour la candidate de compromis, dont le nom doit être confirmé par le Conseil d'administration du FMI au mois d'octobre prochain. D'abord car Kristalina Georgieva, qui fêtera ses 66 ans le 13 août, doit encore obtenir une dérogation de l'institution de Bretton Woods dont les règles stipulent que le prétendant ne peut avoir plus de 65 ans. Ensuite parce que les longues hésitations et le soutien divisé des pays membre de l'UE pour Kristalina Georgieva devraient attirer de nouveaux coureurs. Hautement soutenue par Paris, la Bulgare a gagné à une petite majorité de 56 % des pays représentants 57 % de la population de l'UE.

Sans compter les pays émergents qui réclament depuis des années une meilleure représentation au sein des institutions internationales, et sauteront sur la moindre occasion pour placer un prétendant. À ce sujet, il ne faudrait pas minimiser les rumeurs selon lesquelles le Mexicain Agustin Carstens, ancien président du Comité monétaire et financier du FMI, voire son successeur, Lesetja Kganyago, gouverneur de la Banque centrale sud-africaine, ou bien le Franco Ivoirien Tidjane Thiam, directeur général de Crédit Suisse, puissent usurper la couronne à un candidat plus classique, et briser enfin ce pacte transatlantique signé avec les États-Unis.

 

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