WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

Macro-économie / Taux / fmi / Kristalina Georgieva

Macro-économie / Taux
fmi / Kristalina Georgieva

Une relance oui, mais synchronisée !

En amont du G20 de ce week-end, Kristalina Georgieva, la directrice générale du FMI, affirme, en s’appuyant sur des travaux d’économistes du Fonds, que la coopération entre pays sur le plan sanitaire et économique pourrait générer des milliers de milliards de dollars de richesses supplémentaires.
FMI
FMI

"9 000 milliards de dollars". Ce montant impressionnant, qui équivaut à plus de trois fois le Produit intérieur brut de la France, représente selon Kristalina Georgieva, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), les gains potentiels en termes de revenu mondial d’ici 2025 générés par "des solutions médicales largement partagées" dans le cadre de la crise pandémique. "Cela contribuerait à réduire l'écart de revenu entre les nations pauvres et les nations riches à un moment où les inégalités entre pays sont appelées à se creuser", ajoute-t-elle.

Oui, dans sa dernière intervention, en amont du G20 de ce week-end, Kristalina Georgieva vante plus que jamais les effets bénéfiques de la coopération. Bien sûr beaucoup a déjà été fait: le FMI estime à 12 000 milliards de dollars, l’ensembles des mesures de soutien budgétaires et d’injection de liquidités liées aux politiques monétaires. Et Kristalina Georgieva d’appeler à maintenir les différents dispositifs de soutien au regard du niveau élevé de l’incertitude économique et financière. Toutefois, la directrice générale du FMI se projette déjà dans l’après. Si bien qu’elle juge indispensable, dès lors que la pandémie sera sous contrôle, de procéder à une relance budgétaire synchronisée qui devra prendre la forme d’investissements dans les infrastructures.

"Là où le ralentissement reste marqué, ce type d'investissement public peut contribuer à faire progresser les économies vers le plein-emploi tout en renforçant la productivité du secteur privé", fait-elle valoir. En fait, sa recommandation s’appuie sur les travaux des économistes du FMI, qui estiment que si les pays disposant des plus grandes marges de manœuvre budgétaires augmentaient simultanément leurs dépenses d'infrastructure de 0,5 % du PIB en 2021 et de 1 % du PIB les années suivantes - et si les pays disposant de marges de manœuvre plus limitées investissaient le tiers correspondant -, ils pourraient faire croître le PIB mondial de près de 2 % supplémentaires par rapport au scénario central d'ici 2025. Une approche non synchronisée, elle, n'apporterait un surplus "que" de 1,2 %.

Ainsi, plus concrètement, si chaque pays agissait de manière isolée, ils devraient dépenser environ 66 % de plus pour parvenir aux mêmes résultats.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article