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Vivendi / umg / Tencent Holding
Vivendi cède une partie d'UMG
Très récemment, Universal Music Group a fait la Une pour avoir minimisé l'ampleur d'un incendie qui a fait brûler des bandes audio. Des centaines d'artistes réclamaient alors leurs enregistrements originaux qui auraient tous péri lors du drame. En réalité, la plupart des enregistrements avaient bien sûr été copiés numériquement, et d'un point de vue purement financier, la valeur d'UMG ne dépend pas de ses archives, mais bien de sa capacité à vendre de nouveaux enregistrements qui plaisent. Voilà pourquoi Vivendi n'avait pas tant à s'en faire pour céder une participation à un bon prix dans sa maison de disques.
Contrôlé par Vincent Bolloré, le Groupe de médias et de divertissement a révélé ce matin les conditions du deal. Le plus surprenant c'est que Vivendi n'a pas vendu à l'un des GAFA - les spéculations penchaient pour Apple -, comme cela était attendu par les marchés, mais au Groupe chinois Tencent Holding, une entreprise spécialisée dans les services internet et mobiles ainsi que dans la publicité en ligne. Il n'a pas non plus vendu la moitié de ses parts comme le Groupe l'annonçait puisque Tencent achète uniquement 10 % d'UMG sur la base d'une valorisation de 30 milliards d'euros. Dans un second temps et si les discussions aboutissent, le Groupe chinois aurait une option d'achat d'un an pour acquérir une participation supplémentaire et monter à 20 % au même prix.
Une telle opération permettra à UMG de se développer à l'international et de prendre pied dans le marché chinois pour accroître encore son développement et sa valorisation. Vivendi a aussi expliqué étudier des pistes de coopération commerciales avec Tencent, dont la capitalisation dépasse les 500 milliards d'euros.
Désormais une question se pose encore, celle de la répartition de la cession partielle d'UMG entre le retour aux actionnaires et de nouvelles acquisitions. Mais les porteurs de part n'ont pas à se plaindre du Groupe qui n'a que des bonnes nouvelles à annoncer, avec un résultat net part du groupe de 520 millions d'euros au premier semestre, en augmentation de 355 millions d'euros, et qui se trouve être déjà particulièrement généreux grâce à la cession d'Ubisoft et des rachats de ses propres actions.
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