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Universal Music Group, Vivendi, Bolloré, Bill Ackman

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Vivendi et Bill Ackman s’adaptent aux réticences sur UMG

C’est finalement Pershing Square directement, et non plus le Spac PSTH, qui montera au capital de la filiale de Vivendi en cours de cession. Et la société de l’investisseur activiste montera à 10 % en deux temps.
Siège d'Universal Music Group à Santa Monica - VALERIE MACON / AFP
Siège d'Universal Music Group à Santa Monica - VALERIE MACON / AFP

Après un contretemps survenu mi-juillet dans la cession de 10 % de sa filiale Universal Music Group (UMG) à un véhicule d’investissement lancé par l’activiste Bill Ackman, Vivendi est revenu à la charge mardi dernier, non sans avoir revu sa copie.

Mais à deux différences près. D’une part, le groupe de média a cédé mardi une participation de 7,1 % du capital d’UMG à l’investisseur américain au prix de 2,8 milliards de dollars – correspondant à une valeur de fonds propres totale de 35 milliards d’euros. Bill Ackman conserve toutefois la possibilité de monter à 10 % dans un second temps, puisqu’il pourra "acquérir, d’ici au 9 septembre 2021, jusqu’à 2,9 % du capital d’UMG supplémentaires", indique Vivendi dans un communiqué.

D’autre part, l’acquéreur n’est plus Pershing Square Tontine Holding (PSTH), un Spac (special purpose acquisition company, coquille vide cotée en Bourse dans le but de réaliser une acquisition dans un temps imparti) lancé il y a quelques mois par Bill Ackman, mais Pershing Square Holdings, la société de gestion fondée en 2004 par l’homme d’affaires et à l’origine de PSTH.

Ces changements résultent des doutes exprimés par la SEC, le régulateur boursier américain, sur la régularité de la transaction à l’égard de la réglementation du New York Stock Exchange et de l’opposition de certains actionnaires du Spac mécontents que ce dernier se contente d’acquérir une part minoritaire d’UMG, alors que la vocation d’un Spac est de réaliser une acquisition à 100 % pour ensuite fusionner avec la cible qui sera ainsi cotée, selon le processus appelé "de-SPAC merger".

Sur son site internet, PSTH expliquait être conduit à acquérir une participation minoritaire en raison de "diverses considérations fiscales, juridiques et stratégiques" qui "ont empêché Vivendi de procéder à un de-Spac traditionnel". Mais il estimait que la transaction conservait le même intérêt pour les actionnaires de PSTH.

Ces arguments n’ont pas suffi pour emporter l’adhésion des actionnaires, qui, comme dans tout Spac, doivent donner leur accord sur toute opération. Statutairement, PSTH dispose encore de 18 mois pour trouver une cible. Entretemps, Pershing Square s’est substitué à PSTH, comme le lui autorise l’accord préliminaire signé en juin avec Vivendi.

Pour le groupe dirigé par Arnaud de Puyfontaine et contrôlé par Vincent Bolloré, cela ne change pas grand-chose. La transaction se fait à la même valeur que lorsqu’elle devait être réalisée par PSTH. "Vivendi se félicite de l'arrivée de M. Ackman, un investisseur américain d'importance, au sein d'UMG, apportant ainsi une nouvelle démonstration de la réussite et de l'attractivité du leader mondial de la musique", déclare d’ailleurs le géant français des médias dans son communiqué.

Il est évident qu’UMG, dont Vivendi a décidé de céder une participation de 60 % à ses propres actionnaires (dont le groupe Bolloré fait partie), intéresse de nombreux investisseurs. En mars 2020, Vivendi avait vendu 10 % du capital du label au chinois Tencent, avec une option pour acquérir 10 % de plus – option exercée en janvier dernier. La cotation d’UMG est prévue à la Bourse d’Amsterdam pour le 21 septembre prochain.

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