Publications, Résultats / Vivendi / Havas / universal music group / Vincent Bolloré / Editis
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Vivendi / Havas / universal music group / Vincent Bolloré / Editis
Vivendi tient tous ses engagements
Vivendi n’a que des bonnes nouvelles à annoncer en ce milieu d’exercice qui sont autant de promesses tenues par rapport à ce qui avait été annoncé aux actionnaires. Au premier semestre, le chiffre d’affaires s’est élevé à 7,35 milliards d’euros, en hausse de 13,6 % par rapport au premier semestre 2018, notamment grâce à la progression d’UMG ainsi qu’à la consolidation d’Editis (+260 millions d’euros). À taux de change et périmètre constants, le chiffre d’affaires augmente de 6,7 %, essentiellement grâce à la progression d’Universal Music Group (+18,6 %).
Grâce à cette activité soutenue, le résultat opérationnel ajusté (EBITA) s’élève à 718 millions d’euros, en hausse de 32,4 % par rapport au premier semestre 2018. À taux de change et périmètre constants, il progresse de 27,6 %, essentiellement grâce à la hausse d’UMG (+146 millions d’euros). Le résultat opérationnel (EBIT) s’élève à 645 millions d’euros, en augmentation de 31,2 % par rapport au premier semestre 2018.
In fine, le résultat net part du groupe est un bénéfice de 520 millions d’euros (0,41 euro par action de base), contre 165 millions d’euros (0,13 euro par action de base) au premier semestre 2018, en augmentation de 355 millions d’euros. Cette évolution reflète notamment la progression du résultat opérationnel (+153 millions d’euros), ainsi que l’amélioration des autres charges et produits financiers (+133 millions d’euros) et de l’impôt sur les résultats (+83 millions d’euros). Au 30 juin 2019, l’endettement financier net de Vivendi s’établit à 2,1 milliards d’euros, contre une position de trésorerie nette de 176 millions d’euros au 31 décembre 2018. Cette évolution intègre notamment le programme du rachat d’actions et l’acquisition d’Editis.
Nouvelle très attendue : les banques conseil du Groupe ont été choisies dans le cadre du projet d’ouverture du capital d’UMG. La Vendor Due Diligence, présentée au Conseil de surveillance en mai dernier, sera mise à jour avec les comptes du premier semestre 2019 par le cabinet PwC. Le processus d’ouverture du capital d’UMG à un ou plusieurs partenaires, pour une participation minoritaire, suit son cours conformément à ce qui avait été annoncé précédemment, en concertation avec les équipes dirigeantes d’UMG. Plusieurs contacts ont déjà été établis avec des éventuels partenaires stratégiques.
Enfin, comme promis, du 28 mai au 23 juillet 2019, Vivendi a racheté 65,465 millions de ses propres actions, c’est-à-dire 5 % de son capital. Le 17 juin dernier, le Directoire a décidé d’annuler 50 millions d’actions, en cela étant compris 30 millions d’actions précédemment détenues. Le 25 juillet, le Directoire a également décidé d’annuler 44,679 millions d’actions, soit un total de 94,679 millions d’actions (7,23 % du capital). Cette opération à priori technique consiste à rendre de l’argent de Vivendi aux actionnaires et à créer une relution pour ceux qui gardent leurs titres.
Compte tenu de tous ces éléments, hausse spectaculaire du résultat, rachat d’action et processus d’ouverture du capital, le cours est largement sous-évalué à 25,66 euros. En valeur intrinsèque, compte tenu de la possible vente de 50 % d’UMG, il devrait valoir 50 euros, soit le double du cours actuel. Peut-être les actionnaires se lassent-ils de la longueur de ce processus qui devrait intervenir avant que Wall Street se retourne.
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