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Vivendi / résultats semestriels / Editis

Le projet de cession de Editis par Vivendi passe mal

En marge de la publication de ses résultats pour le premier semestre, le groupe Vivendi a annoncé réfléchir à la cession de sa filiale Editis, Si cette décision a pour but d'éviter tout problème de concurrence, elle ne satisfait pas le marché.
Yannick Bolloré, président du conseil de surveillance de Vivendi (Eric TSCHAEN/REA)
Yannick Bolloré, président du conseil de surveillance de Vivendi (Eric TSCHAEN/REA)

L’heure du choix. Alors que Vivendi détient désormais 57,35% du capital du groupe Lagardère à l’issue de son OPA lancée en février, le groupe détenu par le groupe Bolloré réfléchirait à céder Editis (Julliard, Plon, Bordas…), sa société d’édition rachetée en 2019 au catalan Grupo Planeta.

Une décision, annoncée en marge de la publication des résultats semestriels du groupe, et qui a pour but de se conformer au droit de la concurrence français mais aussi européen. En effet, en rachetant Lagardère, Vivendi deviendrait de fait propriétaire de sa filiale, Lagardère Publishing (maison mère d’Hachette, Larousse…). Or, conserver les deux maisons d’édition reviendrait à une trop grande concentration sur le secteur, Editis étant le deuxième acteur français de l’édition, présent sur l’ensemble des segments du marché (littérature, livre de poche, éducation et distribution), derrière Hachette qui domine le marché.

Ce troc n’est pas non plus totalement anodin d’un point de vue financier. Editis a certes réalisé l’année dernière un chiffre d’affaires de 856 millions d’euros et un excédent brut d’exploitation (EBITDA) de 51 millions d’euros. Mais au premier semestre 2022, son chiffre d’affaires s’établit à 344 millions d’euros, en recul de 7,5% à taux de change et périmètre constants par rapport à la même période l’année dernière. A l’inverse, Lagardère Publishing a enregistré, au cours des trois premiers mois de l’année, un chiffre d’affaires en croissance de 44%, atteignant 1,3 milliard d’euros.

Dans ce contexte, le groupe Vivendi a fait savoir que l’opération de cession pourrait se faire via une distribution-cotation, c’est-à-dire par la distribution d’actions Editis aux actionnaires de Vivendi et en faisant simultanément coter les actions sur Euronext Paris. Une méthode qui se veut stratégique puisque le groupe ne compte pas vendre sa filiale au plus offrant que ce soit un fonds d’investissement ou un autre éditeur concurrent (Média Participation, Madrigall (Gallimard, Flammarion…). "Le groupe Bolloré, actionnaire de référence de Vivendi (29,7%, ndrl) devrait céder l’ensemble des actions Editis ainsi reçues de manière à doter Editis d’un noyau actionnarial de référence et stable", a précisé le groupe.  

Un choix qui ne satisfait toutefois pas le marché. Même si l’action Vivendi reprenait ce lundi matin 1,2%, elle a surtout perdu vendredi soir, dans la foulée de l’annonce de la décision, 7,2% la faisant descendre à 9,26 euros.  

Rappelons que Vivendi vient d’annoncer un résultat net part du groupe en hausse de 0,5% à 491 millions d’euros au premier semestre, ainsi qu’un excédent brut d’exploitation (EBITDA) à 412 millions d’euros (+31,5%), principalement grâce à la progression d’Havas Group (+24 millions d’euros) et à la contribution de Prisma Média (+17 millions d’euros). Son chiffre d’affaires est de 4,87 milliards d’euros, en progression de 10,9% et 5,4% en organique par rapport au premier semestre 2021.

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