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UMG fait miroiter l’Amérique aux investisseurs
Alors que sa maison-mère Vivendi prévoit de l’introduire en Bourse ce mois prochain, Universal Music Group (UMG) a présenté hier aux investisseurs des perspectives alléchantes pour convaincre ses futurs actionnaires.
Fleuron du groupe français de divertissement et de média puisqu’elle en est la principale contributrice aux bénéfices, UMG a, par l’intermédiaire de son directeur financier Boyd Muir, "vendu" au marché une marge d’Ebidta "autour de 25 %" et un taux de distribution de son bénéfice net de 50 % à moyen terme (sans préciser davantage l’échéance, mais on peut imaginer compter quelques années, autour de 2025). Le chiffre d’affaires devrait pendant ce temps afficher une croissance annuelle "à un chiffre".
Au cas où l’Ebitda de la première maison de disque au monde atteindrait le haut de la fourchette, les perspectives d’UMG seraient attrayantes : en 2020, la marge d’Ebitda s’établissait à 20 % (soit 1,49 milliard d’euros). En attendant, UMG anticipe une croissance de plus de 20 % en 2021, pour un chiffre d’affaires en hausse de plus de 10 % à change constant. Les analystes avaient déjà été impressionnés par la performance d’UMG au deuxième trimestre : les revenus du label avaient progressé de 25,5 % en glissement annuel, tandis que son résultat d’exploitation (sans amortissement des écarts d’acquisition) a connu un bond de 38 %.
"Je pense que nous nous trouvons au début d'un nouveau cycle, d'une nouvelle vague de croissance", a déclaré hier le P.-D.G. d’UMG, Lucian Grainge. La maison de disques semble en effet profiter à plein du développement de la musique en ligne, dont le potentiel est encore très important : si le taux de pénétration des plates-formes de streaming atteint déjà 38 % aux Etats-Unis, il n’est que de 24 % dans l’ensemble des pays développés et de 5,5 % en Chine. Or UMG assure plus de la moitié de son chiffre d’affaires grâce au streaming. Le label a également multiplié les accords avec les réseaux sociaux, comme TikTok, les éditeurs de jeux videos et les applications de fitness.
Ces éléments font les affaires de Vincent Bolloré, premier actionnaire de Vivendi avec une participation de 27 % du capital. Dans le cadre de l’introduction en Bourse d’UMG, le groupe français prévoit de distribuer 60 % du capital de sa filiale à ses actionnaires actuels, tandis qu’il vient d’en vendre 7,1 % au fonds Pershing Square (avec la possibilité de monter jusqu’à 10 %) et que le chinois Tencent a acquis 20 % du capital d’UMG en deux temps, l’année dernière et cette année. La valeur d’UMG est actuellement estimée à environ 35 milliards d’euros hors dette.
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