Macro-économie / Taux / recrutements / Bpifrance / croissance
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Les difficultés de recrutement pénalisent les entreprises françaises
Malgré un taux de chômage de 8,5 % en France, le développement des petites et moyennes entreprises (PME) est bridé par les difficultés de recrutement. Selon le baromètre réalisé par Rexecode et la Banque publique d'investissement au second trimestre, 59 % des PME déclarent que les difficultés d'embauche sont le principal frein à l’activité, un taux en hausse de 2 points par rapport aux trois premiers mois de l'année. La pénurie de main-d’œuvre qualifiée reste nettement en première position, loin devant la concurrence mentionnée par 41 % des entreprises.
Les difficultés de recrutement que rencontrent les entreprises sont tout sauf anodines. Elles révèlent la profonde inadéquation entre l'offre et la demande d'emploi en France. Alors que les PME cherchent à recruter du personnel qualifié pour développer leur activité, elles font face à des demandeurs d'emploi souvent trop peu qualifiés par rapport au poste à pourvoir. Cela n'a rien d'étonnant puisque la moitié des personnes touchées par le chômage n'ont pas le baccalauréat. Ne pouvant embaucher comme elles le souhaiteraient, les entreprises prévoient de freiner leurs investissements d'ici la fin de l'année. De fait, la proportion de PME prévoyant d'accroître leurs dépenses d’investissement fléchit de 2 points pour s'établir à 57 %. Et cela se ressent sur le taux d’utilisation des capacités de production qui se dégrade.
En revanche, les PME interrogées font toujours état d'un accès au crédit très favorable. Pour les plus petites entreprises, cette facilité d'emprunt se traduit par un taux de croissance du crédit proche de 10 % sur un an. Seules 18 % des entreprises ont rencontré des complications pour financer leurs dépenses courantes et 15 % lorsqu'il s'agissait de dépenses d'investissement. Quant à la santé de leur trésorerie, les PME sont une majorité à constater son amélioration en raison de la transformation du CICE en allégement de charges qui a conduit à un surplus ponctuel de liquidités pour les entreprises cette année.
Au sein de leur baromètre, Rexecode et la BPI sondent aussi les entreprises sur leur capacité à se digitaliser pour rester concurrentiel dans un monde où le numérique occupe une place centrale. Parmi l'ensemble des dirigeants de PME, 53 % affirment qu'ils ont entamé un processus de digitalisation de leur activité. Ils affirment à 82 % que la transformation numérique qu'ils opèrent consiste principalement à réorganiser le fonctionnement de leur entreprise. L'introduction d'outils informatisés permet à 56 % d'entre eux d'optimiser leur production et à 55 % d'améliorer significativement leur relation avec la clientèle.
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