Banques / Banque / secteur bancaire / Emploi / Covid 19 / recrutements / AFB / FBF / Maya Atig
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Banque / secteur bancaire / Emploi / Covid 19 / recrutements / AFB / FBF / Maya Atig
La banque reste un employeur solide malgré le Covid
Dans le contexte de crise sanitaire qui a marqué l’année 2020, le secteur bancaire français a su démontrer sa solidité. Il reste en effet un acteur dynamique du marché de l’emploi avec plus de 35 300 personnes recrutées par les banques françaises en 2020. A fin 2020, les banques adhérant à la Fédération bancaire française (FBF) emploient 354 000 salariés (dont 186 800 pour la branche AFB, Association française des banques, qui exclut les acteurs mutualistes), soit 1,8 % de l’emploi salarié privé en France. Une part stable par rapport à̀ 2019. L’engagement pour l’insertion professionnelle reste marqué, avec 15 200 alternants, dont 8 900 pour la branche AFB. Les adhérentes à l'AFB ont continué d’embaucher, 16 000 embauches en 2020 et le volume des départs s’est sensiblement réduit (14 400 départs CDI versus 16 700 en 2019). Le taux de turn-over (CDI) quant à lui ressort à 6,6 % au lieu 8,1 % en 2019.
"Dans le contexte de crise sanitaire que nous connaissons depuis mars 2020, la mobilisation des salariés des banques a été totale. Le secteur bancaire français est dynamique, c’est un employeur actif et attractif, qui compte 354 000 salariés dont 186 800 pour les banques AFB. Dans le contexte sanitaire que nous connaissons, ces chiffres pour l’année 2020 confirment la responsabilité du secteur bancaire français, pourvoyeur d’emplois qualifiés et pérennes, notamment grâce à son engagement d’accompagner, par la formation, les transformations de nos métiers", a déclaré Maya Atig, directrice générale de l’AFB.
En revanche, l'emploi dans les banques n'a pas échappé aux conséquences de la pandémie. En effet, alors qu’elles avaient recruté 44 400 personnes en 2019, les banques installées en France n'ont engagé que 35 300 personnes en 2020, rapporte la Fédération bancaire française (FBF). Malgré des départs en baisse, cette évolution pèse sur les effectifs. Avec 354 000 salariés en CDI ou en CDD, les effectifs se contractent de 1,7 % sur un an, à un rythme supérieur à la baisse moyenne de 1 % constatée sur les cinq dernières années. "Cette érosion ne doit pas masquer la dynamique sur le marché de l'emploi", estime Maya Atig, également directrice générale de la FBF. "Je ne peux pas vous dire si 2020 est une année exceptionnelle qui va se traduire par une tendance conservée ou bien par une remontée", commente-t-elle, en précisant que "les personnes recrutées le sont toutefois dans une perspective de conduite de vie professionnelle".
Ce qui reste un des principaux enjeux majeurs du secteur, c’est la formation. Le secteur bancaire français reste très engagé pour accompagner les salariés dans la transformation de leur métier. 4,7 % de la masse salariale et 5 millions d’heures sont consacrées à former les salariés. Outre la formation, le secteur français est également engagé en faveur de l’insertion professionnelle. L’alternance reste un vecteur d’emploi et d'attrait majeur avec, en 2020, 6 000 contrats conclus malgré la crise sanitaire. Cela permet à de nombreux jeunes de professionnaliser leur formation en entreprise en parallèle de leur cursus scolaire. Par ailleurs, par différents partenariats associatifs, le secteur bancaire contribue à l’insertion professionnelle de jeunes issus de quartiers prioritaires, de personnes éloignées de l’emploi ou de réfugiés hautement qualifiés.
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