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Politique européenne / Michel Barnier / commission européenne / Union européenne / Emmanuel Macron / Elysée / Bruxelles

Politique européenne
Michel Barnier / commission européenne / Union européenne / Emmanuel Macron / Elysée / Bruxelles

Commission européenne : Michel Barnier, potentiel plan B ?

Après l’échec retentissant de la candidature française de Sylvie Goulard, l’hypothèse d’une candidature de l’actuel négociateur en chef du Brexit Michel Barnier, fait son chemin à l’Élysée.
Michel Barnier
Michel Barnier

Le chef de l’État le sait : après le violent rejet de la candidate française Sylvie Goulard pour siéger à la Commission européenne, la France ne peut pas se permettre un autre échec. À l’Élysée, de nombreuses hypothèses sont étudiées, et plusieurs noms circulent avec insistance : les ministres Bruno le Maire, Amélie de Montchalin, l’ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2007 Ségolène Royal, l’actuelle ministre des Armées Florence Parly… Mais, depuis quelques jours, c’est bien l’hypothèse Barnier qui semble tenir la corde pour remplacer Sylvie Goulard à Bruxelles. Le fait que ce dernier ait annoncé la semaine dernière un accord avec Boris Johnson a joué en sa faveur. Connu pour son sens du dialogue et de la négociation, Michel Barnier n’a pas, de fait, beaucoup d’ennemis au Parlement européen.

Cependant, plusieurs arguments jouent en sa défaveur. D’abord, Michel Barnier n’est pas membre du parti Renew Europe où siège La République en Marche, mais il est membre du PPE, parti majoritaire au Parlement européen qui a rejeté avec le plus de violence la candidature de Sylvie Goulard. Ensuite, pour celui qui a déjà été commissaire européen pendant quatre ans entre 2010 et 2014, Michel Barnier ne fait objectivement pas partie du premier cercle du chef de l’État et n’est donc pas un "fidèle parmi les fidèles". Quand on sait qu’Emmanuel Macron cherche un très proche, cela pourrait être handicapant. Enfin, voulant à tout prix privilégier la parité, Ursula von der Leyen avait plaidé pour que Paris présente une femme et non un homme. Mais face aux maigres options valables dont dispose le Château, il semblerait que ce dernier critère soit devenu moins essentiel que lors de la nomination retoquée de Sylvie Goulard.

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