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Pourquoi le métier de trader n'est plus à la mode
Les salles de marchés se vident des Loups de Wall Street. Les grandes banques d'investissement mondiales, sous pression par des taux d'intérêts bas, des exigences réglementaires croissantes et un virage digital coûteux, usent de tous les stratagèmes pour faire des économies, et le métier de trader en pâtit. C'est ce que révèle une nouvelle étude de Coalition, selon qui depuis la fin du mois de septembre ils sont moins de 50.000, contre 59.100 encore l'an dernier, au sein des douze plus grandes firmes du monde (Bank of America, Barclays, BNP Paribas, Citi, Credit Suisse, Deutsche Bank, Goldman Sachs, HSBC, JP Morgan, Morgan Stanley, Société Générale, UBS).
La pression sur les effectifs fait aussi suite à des périodes de volatilité qui ont secoué les marchés mondiaux à la fin de l'année dernière et à la préférence croissante des investisseurs pour les fonds passifs à faibles frais qui nécessitent beaucoup moins de travailleurs dans les sociétés de gestion d'actifs. Déjà l'an dernier, les douze plus grandes banques d'investissement mondiales avait réduit leurs effectifs de front office pour au moins la cinquième année consécutive.
Par exemple, la Deutsche Bank se tourne désormais vers les "robots" pour atteindre son objectif de 18.000 suppressions d'emplois après que la Banque se soit lancée dans une nouvelle refonte de ses activités mondiales dans le but de devenir une entreprise plus légère et plus rentable. Cependant, le Banque a aussi perdu une cinquantaine de chefs de file cette année, dont beaucoup sont partis chez des concurrents. Parmi eux, Ed Sankey, son ancien co-responsable des marchés d'actions, qui est parti chez HSBC en juin dernier.
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