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Allemagne / coalition / feu tricolore

Allemagne : la coalition en feu tricolore tient son accord

Le Parti social-démocrate (SPD), le Parti libéral-démocrate (FDP) et les Verts se sont entendus cinq semaines après le début de leurs négociations. Olaf Scholz devrait être investi chancelier début décembre par le Bundestag.
Christian Lindner, président du Parti libéral-démocrate, Olaf Scholz, le vice-chancelier social-démocrate, Annalena Baerbock et Robert Habeck, co-présidents du parti écologiste - ODD ANDERSEN / AFP
Christian Lindner, président du Parti libéral-démocrate, Olaf Scholz, le vice-chancelier social-démocrate, Annalena Baerbock et Robert Habeck, co-présidents du parti écologiste - ODD ANDERSEN / AFP

Ils ont passé la surmultipliée. Il aura fallu deux mois depuis les élections fédérales allemandes et la victoire du Parti social-démocrate (SPD) pour voir ce dernier s’accorder avec les Verts et le Parti libéral-démocrate (FDP) et former une coalition gouvernementale. En 2017, Angela Merkel avait, elle, mis près de six mois à parvenir à un accord avec le SPD pour reconduire la Grande Coalition.

Le social-démocrate Olaf Scholz "sera un chancelier fort", a déclaré le président du FDP, Christian Lindner, qui devrait occuper le poste de ministre des Finances. De son côté, le coprésident des Verts, Robert Habeck, serait à la tête d’un large ministère rassemblant l'économie, l'énergie et l'environnement et deviendrait vice-chancelier, tandis que l’autre co-dirigeante des Verts, Annalena Baerbock, pourrait être désignée ministre des Affaires étrangères.

Au chapitre économique, l’un des points cruciaux sur lesquels la coalition était attendue concerne la politique budgétaire ; un sujet qui divisait particulièrement des Verts enclins à desserrer la bride et des libéraux tenants d’un rigorisme certain. Finalement, l’accord de 177 pages fait état d’un engagement à compter de 2023 du retour du "frein à l’endettement", qui limite le déficit structurel de l’Etat fédéral à 0,35 % du Produit intérieur brut (PIB).

Toujours sur le plan budgétaire, il n’est pas fait mention d’une réintroduction de l’impôt sur les grandes fortunes, ni d’augmentation des prélèvements, ainsi que le désirait le FDP.  Selon Carsten Brzeski, économiste d'ING, cela confirme l'idée selon laquelle "l'Allemagne mènera une politique budgétaire légèrement accommodante en 2022 et 2023 et qu'elle ne sera pas sur une ligne budgétaire dure à l'échelle européenne, sans pour se lancer dans une frénésie de dépenses budgétaires".

Par ailleurs, le prochain gouvernement vise un objectif d'au moins 15 millions de véhicules électriques en circulation d'ici 2030 dans le cadre de sa feuille de route vers la neutralité carbone (2045). Il veut aussi anticiper la sortie du charbon en visant l’échéance de 2030, contre 2038 auparavant. "Nous voulons oser faire plus de progrès", a lancé le probable futur chancelier Olaf Scholz. "Nous allons investir massivement en Allemagne pour qu'elle reste à l'avant-garde", a-t-il ajouté.

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