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ADP / TAV Airports
ADP a été très correctement indemnisé par la Turquie
Parmi les 150 aéroports que TAV Airports - la filiale, dédiée au développement international d’ADP - exploite, il y avait l'aéroport national et international d'Atatürk avec une concession arrivant à échéance le 2 janvier 2021. Parallèlement le président turc Erdogan, dans sa mégalomanie, a décidé de faire construire le plus grand aéroport du monde à Istanbul, doté de six pistes. Celui-ci est déjà entré en service rendant obsolète l’aéroport Atatürk.
Face à cet arrêt anticipé de la concession de l’aéroport d’Istanbul, TAV Airports était en droit de demander une indemnisation basée sur les cash-flows dont elle a été privée et dont elle sera privée encore un an. Après plusieurs mois d'échanges sur le calcul de cette compensation, une proposition d'indemnisation d'un montant de 389 millions d'euros a été faite et acceptée par TAV Airports.
Cela suscite trois remarques : Primo, c’est une très bonne chose que l’État turc se soit comporté comme n’importe quel état de droit en respectant ce qui était dû à ADP. Les actionnaires du groupe public pouvaient avoir quelques craintes. Mais le Gouvernement turc a tenu ses engagements. Et cela mérite d’être souligné.
Secundo : en termes de compte de résultat, l'impact de cette indemnité sur le bénéfice net du groupe ADP devrait être très légèrement positif dans les comptes clos le 31 décembre 2019 et qui seront publiés le 10 février prochain. Ce qui tombe bien. Car le groupe a légèrement pâti des grèves du mois de décembre, qui ont entraîné une réduction du nombre de vols. De même ADP a souffert en fin d’année de la disparition des compagnies XL et Aigle Azur, dont les slots sont en cours de réattribution à d’autres compagnies.
Tertio : les 389 millions d’euros de cash qui vont tomber dans les caisses de TAV Airports vont être utiles à la fois à son désendettement et à la poursuite de la conquête internationale de cette filiale qui exploite 150 aéroports dans 50 pays différents et constitue l’un des piliers du développement d’ADP.
In fine, ADP reste très présent en Turquie, mais a vu ses droits respectés. Et cela à un an de l’arrivée à échéance de sa concession à Istanbul. Pour un montant non négligeable qui va lui permettre de poursuivre son développement international. Ce qui montre que les aléas liés au projet retardé de privatisation du groupe ne l’empêchent pas d’être géré au mieux dans l’intérêt de tous ses actionnaires. À commencer par l’État.
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