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Sur les marchés / risques

Marchés : le début de la tourmente ?

La nouvelle de l’assassinat du général iranien Qassem Soleimani en Irak a fait chuter le Dow Jones de plus de 200 points ce matin. Le regain de tensions entre Etats-Unis et Iran pourrait être l’étincelle qui mettra le feu aux poudres des marchés en 2020.
Bull and bear - Bourse - marchés (hausse, baisse) - Francfort
Bull and bear - Bourse - marchés (hausse, baisse) - Francfort

Alors que les principaux tourments de 2019 sur les marchés étaient d’ordre commercial, 2020 se jouera-t-il au plan géopolitique, du côté du Moyen-Orient? Les marchés mondiaux avaient commencé l’année sur les chapeaux de roue, les indices américains en hausse de plus de 1 % et le CAC 40 repassant la barre des 6.000 points lors de la première séance. Mais las, l’emballement a été de courte durée puisque l’administration Trump a décidé d’organiser l’assassinat du général iranien Qassem Soleimani, chef de la force al-Qods des Gardiens de la Révolution et éminence importante du régime iranien, en Irak la nuit dernière.

Si les marchés européens - hormis le Dax - ont plutôt bien résisté, l’indice Dow Jones a ouvert en baisse de plus de 200 points ce matin (-0,8 %), tandis que le Brent a grimpé de plus de 4 %, à 69 dollars. Et les économistes, qui prévoyaient déjà une pause des marchés après un millésime 2019 particulièrement bullish, ont immédiatement appelé à rester sur ses gardes. “Les risques n’ont pas disparu parce que les marchés se sont bien comportés”, explique Luca Paolini, chef stratégiste de Pictet AM. “Ceci montre que lorsqu’il y a de la complaisance, un événement relativement petit peut se produire et changer subitement la direction”.

Même analyse du côté de la Banque Postale AM : “Dans une économie qui reste convalescente, la capacité d’absorber un choc pétrolier est très limitée, même un choc de faible ampleur (...) Les tensions au Moyen-Orient nous rappellent qu’une crise pétrolière, si elle est peu probable, constitue néanmoins un risque majeur pour cette année”, expliquent Hervé Goulletquer et Stéphane Deo, stratégistes et directeurs de la gestion. Toute la question est donc de savoir si cet événement restera un dérapage isolé ou va entraîner l’inflammation des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, ce qui serait désastreux pour les marchés mondiaux, en particulier aux Etats-Unis dans un contexte électoral. 

Autre sujet d’inquiétude, celui d’un retournement économique : selon un sondage du Conference Board C-suite Challenge 2020, la principale source d’inquiétude est celle d’une récession en 2020 pour les CEO issus des Etats-Unis, d’Europe mais aussi de Chine, devant le commerce international et la concurrence exacerbée. De ce point de vue, l’indice ISM manufacturier de décembre aux Etats-Unis, à 47,3 soit en baisse de 0,8 point sur un mois et bien en dessous du seuil de contraction de 50, ne sont pas de très bon augure.

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