Politique économique / Donald Trump / Davos
Politique économique
Donald Trump / Davos
À Davos, un Donald Trump tout feu tout flamme
"Nous devons rejeter les éternels prophètes de malheur et leurs prédictions d'apocalypse", a tonné Donald Trump devant l'élite économique et politique du globe, réunie dans lors du premier jour du 50e Forum économique mondial. Bien décidé à ne pas aller dans le sens du vent concernant les préoccupations climatiques, Donald Trump a entre autres vanté l'abondante production d'hydrocarbures et l'indépendance énergétique des États-Unis, assurant qu'il ne laisserait pas "des socialistes radicaux" s'attaquer à ce secteur lucratif, tout en se gardant d'évoquer les énergies renouvelables. Si Donald Trump rejette la science qui démontre le changement climatique et ses effets irréversibles, il a insisté sur le fait qu'il voulait de l'air et de l'eau "propres", et il a annoncé que les États-Unis se joindraient à l'initiative "One Trillion Trees", un programme dont l'objectif est de planter mille milliards d'arbres d'ici 2050.
En campagne pour sa réélection en novembre et à quelques heures de l'ouverture de son procès en destitution à Washington, qu'il a qualifié de "farce", le Président américain a déroulé ses performances en termes de croissance économique et de créations d'emplois aux États-Unis, à coups de statistiques. Il a notamment évoqué les 7 millions d’emplois créés depuis son élection, un chômage au plus bas historique depuis 50 ans. Il a parlé des États-Unis comme d’une économie inclusive en citant nombre de statistiques sur la pauvreté des afro-américains ou encore sur le taux de chômage des femmes et des jeunes. De plus, il a affirmé que les salaires des Américains à faible revenu ont augmenté plus rapidement que ceux des plus riches. "Pour la première fois depuis des décennies, nous ne concentrons pas la richesse dans les mains de quelques-uns", a-t-il déclaré.
"Le temps du scepticisme est terminé, les entreprises affluent de nouveau aux États-Unis [...] Le rêve américain est de retour, plus fort que jamais", a-t-il déclamé, en évoquant une "prospérité (...) sans précédent". Par ailleurs, comme à son habitude il s'en est pris à la Réserve fédérale américaine qu'il a accusée d'avoir remonté les taux trop vite - 4 fois lors de l'année 2018 - et ne pas les avoir baissé assez vite - 3 fois en 2019. Il s'est également montré envieux des taux négatifs pratiqués par certaines banques centrales dans le monde comme la Banque du Japon ou la Banque centrale européenne (BCE), "nous sommes en concurrence avec des pays qui s'endettent à taux négatifs, c'est une idée assez nouvelle, être payé pour emprunter de l'argent... je pourrais m'y habituer assez aisément".
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