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Disparition des heures de travail

Macro-économie / Taux / OCDE / OIT / Organisation international du travail / heures travaillées

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OCDE / OIT / Organisation international du travail / heures travaillées

coronavirus Le monde a vu disparaître 20 milliards d’heures de travail

CORONAVIRUS. Tel est le constat tiré sur les trois derniers mois, comparativement à la situation d’avant-crise, par l’Organisation internationale du travail.
Planète - globe - mappemonde - mondialisation
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Le cinquième rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur le travail à l’heure du Covid-19 commence par dresser un constat glaçant : "au niveau mondial, la grande majorité des travailleurs dans le monde, c’est-à-dire 93 pour cent, vit toujours dans des pays dans lesquels des mesures de fermeture des lieux de travail sont en vigueur". Sous l’effet de la persistance de ces mesures de restriction dans nombre de pays et de la crise économique, les prévisions, déjà apocalyptiques de l’OIT sur les heures travaillées, ont encore été revues à la baisse.

Dans son nouveau rapport, l’OIT explique que le nombre d'heures travaillées dans le monde au deuxième trimestre a chuté de 14% (ce qui équivaut à 480 millions d'emplois lorsque l’on se base sur une semaine de travail de 40 heures) soit 19,2 milliards d’heures de travail, par rapport au quatrième trimestre 2019. C’est une détérioration significative par rapport à ses précédentes estimations qui tablaient sur une baisse de 10,7%. Géographiquement, ce sont les Amériques qui ont subi la plus forte dégringolade de leurs heures travaillées (-20,6%). La chute fut de 15,3% pour l’Amérique du Nord et de 20% l’Amérique latine et les Caraïbes. Vient ensuite l’Europe et l’Asie centrale (13,9%), l’Asie Pacifique (13,5%) puis les Etats arabes (13,2%) et enfin l’Afrique (12,1%).

Et après ? L’OIT dresse trois scénarios pour la fin de l’année 2020. Le scénario central de l’OIT s’appuie, entre autres, sur le scénario central présenté par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans ses dernières prévisions de juin. Rappelons que l’OCDE mise sur un recul du PIB mondial de 6% en 2020 malgré un rebond lors du second semestre. Dans ce scénario, la perte d’heures travaillées au niveau mondial atteindrait 4,9% au dernier trimestre 2020 par rapport au quatrième trimestre 2019, soit 140 millions d’emplois à temps plein (en se basant sur une semaine de travail de 48 heures).

Le scénario optimiste, lui, fait l’hypothèse que "les travailleurs reprennent rapidement leur activité professionnelle en dépit de l’écart de production persistant". Si bien que "cette reprise tirée par l’emploi va stimuler la demande et créer de nouveaux emplois", parie l’OIT. Dans ce cas-là, les heures travaillées diminueraient de "seulement" 1,2% au quatrième trimestre 2020, soit l'équivalent de 34 millions d’emplois à temps plein. Enfin, le scénario pessimiste s'adosse au scénario double-hit de l'OCDE qui fait l'hypothèse d'une seconde vague et donc d'une reprise en W . Dans ce cadre, la perte d’heures travaillées atteindrait 11,9% au quatrième trimestre 2020 par rapport à la situation d'avant-crise soit pas moins de 340 millions d’emplois à temps plein.

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