WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

Entreprises / Actions / Organisation international du travail / ONU / Intelligence artificielle / ChatGPT / Automatisation / travail / inégalités / Femmes

Entreprises / Actions
Organisation international du travail / ONU / Intelligence artificielle / ChatGPT / Automatisation / travail / inégalités / Femmes

Pourquoi l’IA pourrait avoir plus de conséquences sur le travail des femmes / Une surreprésentation dans les emplois de bureau en cause

L’intelligence artificielle (IA) générative modifiera probablement les emplois d’une manière qualitative, plutôt que quantitative. Et ce sont les tâches dites "de bureau" qui risquent d’être les plus touchées par l’automatisation. Un secteur où les femmes sont particulièrement représentées : la part de l’emploi féminin qui risque d'être affectée par l’IA pourrait ainsi se retrouver plus de deux fois supérieure à celle des hommes.
Travail (Photo by Mathieu Thomasset / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)
Travail (Photo by Mathieu Thomasset / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)

L’apparition, en novembre dernier, du robot conversationnel ChatGPT s’est accompagnée de son lot d’inquiétudes quant à l’impact de l’intelligence artificielle (IA) générative sur l’emploi. Cependant, une étude de l’Organisation internationale du travail (OIT) publiée cette semaine pourrait venir bien venir rassurer ces appréhensions.

En effet, l’agence de l’Organisation des nations unies estime que l’IA sera plus susceptible d’augmenter le nombre d’emplois que de les réduire, en automatisant certaines tâches plutôt que de remplacer des emplois en intégralité. En cause, le fait que la plupart des emplois et des industries ne soient que partiellement exposés à l’automatisation.

De ce fait, l’impact le plus probant de cette technologie concernera sûrement davantage des changements qualitatifs (en termes d’intensité ou d’autonomie) plutôt que quantitatifs (et donc de destruction d’emplois).

Et ce sont les tâches "de bureau" qui risquent d’être les plus exposées à ces changements. L’étude souligne en effet que 24 % de ces travaux dits "de bureau" sont très exposés aux technologies d’IA, tandis que plus de la moitié des tâches (58 %) sont quant à elles moyennement exposées. "Pour les autres groupes professionnels, la plus grande part des tâches fortement exposées oscille entre 1 % et 4 %", souligne l’étude de l’OIT.

 

Aussi en fonction des richesses

 

Outre la répartition sectorielle, l’IA générative aura aussi des conséquences différentes en fonction du niveau de richesse des pays. Avec de plus grandes implications pour les pays à revenus élevés : 5,5 % de l’emploi total dans ces pays seront potentiellement en proie aux effets d’automatisation de l’IA. La part s’élève à 0,4 % dans les pays à revenus faibles.

Et du fait que l’IA générative touchera, donc, plus particulièrement les emplois de bureau et les pays à revenus élevés, les travailleurs dont les emplois risquent d’être les plus touchés par les effets potentiels de l’IA seront bien sûrement les femmes, surreprésentées dans ce type d’emploi.

La part de l’emploi féminin qui pourrait être affectée par l’automatisation se retrouve ainsi plus de deux fois supérieure à celle des hommes. "L’impact le plus important est celui de l’augmentation, qui pourrait affecter 10,4 % de l’emploi dans les pays à faible revenu et 13,4 % de l’emploi dans les pays à revenu élevé", précise ainsi le rapport.

Par ailleurs, l’OIT rappelle que les emplois de bureau sont traditionnellement une source importante d’emplois féminins lorsque les pays se développent économiquement. L’IA générative risquerait donc aussi d'avoir des effets sur les futurs emplois féminins, dans la mesure où certains emplois de bureau pourraient ainsi ne jamais se créer dans les pays à faible revenu, pointe le rapport de l’OIT.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article