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Dirigeants, gouvernance / Patron / France / Bupa Global / bloomberg / télétravail / heures travaillées / travail / bourreaux de travail / chefs d'entreprise

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Les patrons français, travailleurs acharnés / Des accros au bureau trop angoissés

Certains clichés ont la vie dure. Voilà de quoi défaire celui selon lesquels les Français seraient fainéants, du moins du côté des patrons. Une enquête menée par la compagnie d’assurance anglaise Bupa Global Found rapporte que les chefs d’entreprises français seraient ceux qui travailleraient le plus. Mais pas forcément pour les meilleures raisons.  
Locaux du World Trade Center de Lyon (Stephane AUDRAS/REA)
Locaux du World Trade Center de Lyon (Stephane AUDRAS/REA)

Quatre patrons français sur dix admettent travailler d'une manière intense pendant de longues heures et sans faire de pauses, rapporte une étude menée par l’assureur anglais Bupa Global et relayée par l’agence Bloomberg.

En moyenne, 25% des interrogés, issus des huit nationalités représentées au sein de l’enquête (Royaume-Uni, Etats-Unis, France, Emirats arabes unis, Egypte, Hong Kong et Singapour) concèdent exercer leur profession de la sorte. Ce qui coiffe les entrepreneurs de l’Hexagone du titre de champion des bourreaux de travail.

Un pied de nez au cliché selon lequel les Français sont des paresseux mais qui révèle aussi leurs angoisses. Au sein de l’échantillon des 2 349 travailleurs questionnés, gagnant plus d’un million de livre sterling par an, les cadres français seraient aussi les plus anxieux quant à leurs performances professionnelles. Leur addiction au travail résulterait en fait de deux facteurs. D’une part, d’une inquiétude quant à la capacité de leur entreprise à surmonter le climat économique actuel. D’autre part, d’une réticence à travailler depuis chez eux. Une explication logique, puisque l’étude indique que dans l’ensemble, le "binge working" a été plus courant chez les patrons présents au quotidien sur leurs lieux de travail que pour ceux exerçant du télétravail.

 

Un problème sans frontière

 

"L'un des résultats les plus marquants est qu'aucun groupe démographique n'est à l'abri des problèmes de santé mentale. La sécurité financière peut éliminer certains soucis, mais la richesse va souvent de pair avec des responsabilités et des pressions accrues", ajoute l’assureur dans son étude. Car si les chefs d’entreprises français apparaissent plus particulièrement angoissés quant à leur réussite professionnelle, "89 % des créateurs de richesse et des décideurs interrogés font état d'au moins un symptôme de mauvaise santé mentale", précise-t-il.

La proportion est en sensible hausse de 12 points sur an. Les troubles du sommeil, les sautes d’humeur et l’épuisement professionnel étant les raisons les plus fréquemment déclarées. Plus de la moitié des cadres interrogés envisage par ailleurs de réaliser un changement dit majeur dans leur carrière, pour pouvoir trouver un meilleur équilibre entre leur vie professionnelle et leur vie privée.

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