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Les petits patrons goûtent peu aux nouvelles organisations du travail / Des freins davantage liés aux secteurs d’activité qu’à la prise en compte du bien-être des salariés
La pandémie de Covid-19 aura complètement rebattu les cartes du rapport des salariés au travail. Les débats sur le télétravail, le travail hybride et le travail au bureau font toujours rage au sein des entreprises dans un contexte de fortes tensions sur le marché de l’emploi. Si bien que certaines d’entre elles, pour attirer ou conserver des talents, expérimenteraient déjà la semaine en 4 jours (ou de 4 jours). Selon le Crédoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie), "la formule consistant à réduire le nombre de jours travaillés à 4 jours par semaine sans réduire le temps de travail séduit un actif sur deux, qui seraient a priori plus satisfaits de ce rythme".
Et parmi les partisans dans les très petites entreprises de cette organisation salariale, les jeunes dirigeants (moins de 35 ans) et ceux "de sensibilité politique de gauche" seraient surreprésentés, d’après une enquête menée pour Fiducial, avec respectivement 53 % (soit + 25 points par rapport à la moyenne) et 40 % (+ 12 points). Le bénéfice majoritairement reconnu à cette nouvelle organisation serait un "meilleur équilibre des temps de vie pour les salariés, suivie par un meilleur bien-être au travail et une réduction du stress perçue par les dirigeants ", révèle l’enquête.
Toutefois, malgré ces considérations, seuls 13 % des patrons interrogés pour Fiducial ont mis en place de manière effective la semaine de 4 jours.
Il faut dire surtout que 72 % des chefs d’entreprise (comptant au moins un salarié) se disent défavorables à cette planification du travail.
Pour cause, 41 % d’entre eux mentionnent le risque d’une moins bonne coordination avec l’externe si les clients n’adoptent pas ce même nouveau rythme de travail. Par ailleurs, 37 % des dirigeants interrogés mentionnent des difficultés à couvrir des heures de services, en particulier ceux dans le secteur de l’hôtellerie (54 %). Plus étonnant, la peur d’une baisse de production n’arrive qu’en troisième position (31 %). "Les principaux freins semblent reposer sur des spécificités sectorielles ", comprend Fiducial.
Et si le télétravail semblait être devenu la norme depuis la crise sanitaire, seul un quart des dirigeants de TPE (26 %) l’ont autorisé, dont 18 % à raison d’un ou deux jours par semaine. "Ce sont majoritairement les dirigeants du secteur des services aux entreprises, soit le seul secteur d’activité compatible avec cette organisation du travail à distance qui déclare l’avoir autorisé (58 %). […] De même, les patrons des plus grandes TPE (de 10 à 19 salariés) et d’Ile-de-France sont également plus nombreux à avoir accepté la mise en place de cette nouvelle organisation du travail, pour respectivement 34 % et 37 % d’entre eux", détaille Fiducial.
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