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Sam Altman met le cap sur la Bourse pour sa start-up nucléaire / Réduire le coût de l'énergie profitera à l'intelligence artificielle

Le patron d’OpenAI, la start-up qui a développé ChatGPT, va introduire une autre jeune société qu’il préside à la Bourse de New York. Il mettra, pour ce faire, sa SPAC à contribution. Sam Altman prévoit d’utiliser les 500 millions de dollars qu’il entend lever pour réaliser son premier réacteur à fission. Une manière de développer, en parallèle, les innovations énergétiques et l’intelligence artificielle : deux technologies qui seront, selon l'entrepreneur, la clé d’un avenir meilleur.
Sam Altman (Photo by Kevin Dietsch / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)
Sam Altman (Photo by Kevin Dietsch / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)

S’il fallait créer un pont entre le nucléaire et l’intelligence artificielle (IA), voilà une chose de faite pour Sam Altman. Le président-directeur général (P.-D.G) de la start-up OpenAI, connue pour avoir développé le robot conversationnel ChatGPT, a annoncé la semaine passée qu’Oklo, une autre société qu’il préside, allait s’introduire en Bourse en début d’année 2024.

Dans le détail, Oklo est une jeune société spécialisée dans le nucléaire. En s’appuyant sur la technologie de fission utilisée dans les centrales classiques, Oklo mise quant à elle sur la construction de petits réacteurs nucléaires (ou small modular reactors, SMR). Leur taille réduite devrait permettre d’écourter les délais de réalisation et aux SMR d’être installés plus simplement dans des zones reculées. Ces derniers peuvent aussi fonctionner avec des combustibles neufs, ou recyclés, tout au long d’une décennie avant de devoir être ravitaillés. La start-up de la Silicon Valley, fondée en 2013 par Caroline Cochran et Jacob DeWitte, prévoit de plus d’exploiter elle-même ces réacteurs et d’en vendre, de ce fait, l’électricité produite aux clients. Tout en misant également sur le recyclage des combustibles nucléaires.

 

Des projets et un contretemps

 

Oklo ne possède pas encore de site propre. Mais la jeune pousse a néanmoins signé, en mai, un accord avec l’Etat de l’Ohio aux Etats-Unis, en vue de la construction de deux usines commerciales qui devraient être mises en ligne d’ici à 2030. Autre projet en cours : celui d’une usine dans le Laboratoire national de l’Idaho, toujours au Etats-Unis, d’ici à 2027. Oklo a pour cela reçu l’approbation du Département américain de l’énergie en ce qui concerne la construction, tout comme celle du Laboratoire pour utiliser une partie de son combustible nucléaire usé.

Le projet a cependant été retoqué par la Commission de réglementation nucléaire américaine, qui a rejeté sa première demande de construction et d’exploitation de son réacteur nucléaire. La principale agence de réglementation nucléaire du pays a ainsi estimé que les informations sur les risques d’accidents et les réponses pour y remédier manquaient pour l’instant de détails. Un projet qui sera donc à repréciser mais pour lequel Oklo devra - entre autres - s’appuyer sur de nouveaux fonds.

 

La SPAC mise à contribution

 

Et plus précisément sur les 500 millions de dollars (445 millions d’euros) que la start-up entend lever à l’occasion de sa prochaine introduction en Bourse. Celle-ci devrait être conclue à la fin de l’année 2023 ou au début de l’exercice 2024. La transaction a, en tout cas, d’ores et déjà été approuvée par les conseils d’administration d’Oklo et d’AltC Aquisition, véhicule d’investissement cofondé par Sam Altman. Elle reste à être validée par les actionnaires d'Oklo et d'AltC. 

En ses qualités de Special Purpose Acquisition Companies (SPAC), AltC est donc déjà installée au New York Stock Exchange. Au travers de sa fusion avec Oklo, la SPAC permettra ainsi à la start-up de faire ses premiers pas à la Bourse de New York avec de moindres contraintes réglementaires. Oklo, valorisée à 850 millions de dollars (756 millions d’euros) avec cette introduction, a déclaré que la somme qui sera levée sera consacrée au développement, donc, de son premier réacteur baptisé "Aurora".

 

L’intelligence et l’énergie en abondance

 

Le lien, entre Oklo et ses autres activités dans l’IA, apparaît clair pour Sam Altman. "Je pense que les deux entrées les plus importantes pour un grand avenir sont une intelligence abondante et une énergie abondante. Je m’intéresse depuis longtemps au potentiel qu’offre l’énergie nucléaire pour fournir une énergie propre, fiable et abordable à grande échelle", a ainsi précisé l’entrepreneur de 38 ans, qui s’est fait connaître du grand public en novembre dernier au lancement de ChatGPT, l’interface d’IA générative développée par OpenAI, start-up qu’il a confondé avec (entre autres) Elon Musk.

A Sam Altman de préciser, dans une interview accordée à CNBC, que sa vision philosophique d’un avenir meilleur dépendait effectivement du développement parallèle de deux secteurs dans lequel il se positionne en pointe de l’innovation, soit l’IA et l’énergie. " […] Les deux choses dont nous avons vraiment besoin pour cela sont de réduire le coût de l’énergie et de réduire le coût de l’intelligence", a-t-il poursuivi, tout en soulignant l’interaction existante entre les deux secteurs. Si l’utilisation de l’intelligence artificielle s’intensifie comme escompté par le patron d’OpenAI (ce qui reste un pari somme toute logique), alors cela devrait exiger "beaucoup, beaucoup" d’énergie, a-t-il souligné auprès de la chaîne américaine.

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