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EDF sanctionné par l'AMF sur Hinkley Point
Ce n'est qu'un petit caillou dans la chaussure du géant EDF, mais il s'ajoute au chapelet d'écueils qui contrarie ses projets nucléaires. Le groupe français était sous le coup d’une amende de 10 millions d’euros de la part de l’Autorité des Marchés Financiers dans le cadre de son projet de centrale à Hinkley Point, au Royaume-Uni. Reconnu coupable de diffusion de fausse information, l'électricien devra régler finalement 5 millions. L’histoire remonte à 2014, précisément au 8 octobre, et la publication d’un communiqué à première vue anodin. Dans celui-ci, le groupe, qui avait fait l’acquisition de la société́ British Energy en 2009 et s’inscrivait donc dans le paysage anglais comme un acteur majeur de l'énergie, se réjouissait d’une décision de la Commission Européenne quant à l'un de leur projet.
Précisément, EDF avait lancé le projet de construction d’une centrale nucléaire sur le site de Hinkley Point C (HPC) dans le Somerset, au Royaume Uni. Après avoir obtenu l’accord des autorités locales, le géant de l’énergie a conclu un accord avec le gouvernement britannique en 2013 sur les termes commerciaux des contrats relatifs au projet HPC, notamment d’une garantie de financement selon des conditions et termes à définir. En octobre 2014, la Commission européenne a validé le projet, considérant qu’il ne s’agit pas d’une aide d’État de la part du gouvernement britannique.
Aussitôt après, le groupe a publié un communiqué de presse déclarant que "les principaux éléments des accords d’octobre 2013 restent inchangés". Avis que l’AMF ne partage pas : "La Commission des sanctions a considéré qu’en mentionnant dans le communiqué de presse du 8 octobre 2014 le caractère "inchangé" des accords de 2013 alors que des changements significatifs étaient intervenus sur le schéma de financement par dette garantie, EDF avait diffusé une information fausse, susceptible de fixer le cours du titre à un niveau anormal ou artificiel."
En conséquence, l’institution a reconnu coupable le groupe et l’a condamné à une amende de 5 millions d’euros et le PDG en place à l’époque, Henri Proglio, à une sanction pécuniaire de 50.000 euros, en tant que responsable de la communication financière. Si l’AMF reprochait également à EDF de ne pas avoir communiqué dès le 17 juin 2015 la décision de continuer le projet "dans le cadre nouveau de la consolidation par intégration globale dans les comptes du groupe et sous la condition de mesures de restructuration financières conséquentes ", elle a considéré qu’il ne s’agit alors que "d’une hypothèse de travail".
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