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la commission européenne sanctionne l'Italie

Politique européenne / commission européenne / Italie / Politique européenne / Sanction

Politique européenne
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Italie, le cas d'école de Bruxelles ?

L'institution, qui s'était abstenue de mettre le feu aux poudres avant les élections européennes, a ouvert contre l'Italie une procédure "pour déficits excessifs au titre de la dette". En cas de non-amélioration, les sanctions financières pourraient s'élever à 3,5 milliards d'euros.
Commission européenne
Commission européenne

Les tensions ne se seront pas apaisées longtemps entre la Commission européenne et l'Italie. Bruxelles, qui avait choisi l'accalmie en raison de l'agenda politique européen a de nouveau épinglé le gouvernement italien hier, annonçant l'ouverture d'une procédure pour "déficits excessifs au titre de la dette". L'Italie se fait gronder après avoir eu de cesse de mettre la main au porte monnaie. L'endettement public a augmenté de 30 points en une décennie, atteignant (selon les derniers chiffres disponibles) plus de 130 % du produit intérieur brut à la fin de l'année dernière. Et comme l'Italie ne peut pas non plus se vanter de perspectives économiques alléchantes, Bruxelles engage la procédure. 

Le pays figure désormais sur la liste noire de l'exécutif européen, pointé du doigt comme le vilain petit canard de l'Europe, qui avait plutôt tendance à raréfier ce type d'opérations depuis deux ans. Pour mémoire, en juin 2017, le Conseil européen a mis fin à la procédure pour déficit excessif en Italie. Il en va de même pour la Grèce en septembre 2017. Neuf mois plus tard, c'est la France qui sort officiellement de la procédure ouverte contre elle depuis 2009. Et ce n'est pas tout. Pierre Moscovici vient de déclaré que le moment était également venu de mettre fin à la dernière procédure en cours contre l'Espagne. Le manque de sérieux du gouvernement italien pourrait lui coûter cher puisque dans le cadre du traité de la monnaie commune, les sanctions pour non-respect du pacte de stabilité et de croissance peuvent aller jusqu’à 3,5 milliards d’euros. Si la Commission n’a encore jamais sanctionné un pays de la zone euro, l’Italie pourrait bien devenir un parfait cas d’école.

  

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