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Les investisseurs particuliers optimistes malgré la crise

Professions financières / Investissements / Relance

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Investissements / Relance

Les investisseurs particuliers optimistes malgré la crise

Entre février et mars, 28 % des investisseurs particuliers interrogés par Schroders ont réalloué une part importante de leur portefeuille en faveur d’investissements moins risqués.
Bourse d’argent
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Ces dernières semaines ont été l’occasion d’assister à la multiplication des plans de relance pour redynamiser l’économie. Et les différentes stratégies nationales font apparaître un consensus : c’est par l’effort de tous que nous relancerons l’économie mondiale. Et parmi ces différents acteurs se trouvent les investisseurs. Rouage essentiel du bon fonctionnement de l’économie, ils apportent des fonds nécessaires pour réaliser une opération économique ou encore participer au développement d’une entreprise, entre autres. Dans sa Global Investor Study 2020, enquête indépendante menée entre le 30 avril et le 15 juin 2020 auprès de 23 000 particuliers basés dans 32 pays différents, Schroders fait le point sur l’influence du Covid sur l’évolution du comportement d’une partie d’entre eux avec la pandémie : les investisseurs particuliers.

Sans surprise, les investisseurs particuliers (toute personne envisageant d’investir au moins 10 000 euros ou l’équivalent au cours des 12 prochains mois), se sont dirigés vers les placements moins risqués. Ainsi, 28 % d’entre eux ont réalloué une part importante de leur portefeuille en faveur d’investissements moins risqués en février et mars, 25 % une partie. Au contraire, 20 % se sont dirigés vers des investissements à haut risque, 19 % n’apportant pas de modification à leur portefeuille. Élément intéressant, "les baby-boomers sont presque deux fois plus susceptibles (40 %) de maintenir le niveau risque de leur portefeuille/ne pas apporter de changement que les millenials (2 %)". Ainsi, si la majorité des investisseurs particuliers est bien averse au risque, la jeunesse serait synonyme de changement rapide dans son portefeuille.

Mais l’essentiel ne tient pas ici : si l’aversion au risque a provoqué un repli sur des actifs plus sûrs, c’est bien parce que les investisseurs anticipaient une crise. Ils ne se sont pas trompés en février et en mars puisque les chiffres de l’activité mondiale témoignent de la déflagration de la covid-19 sur l’économie. Et, apparemment, la confiance ne règne pas : "quant à l’impact économique négatif de la Covid-19, 66 % des investisseurs pensent que ses retombées se feront ressentir pendant une période allant de six mois à deux, 21 % pensent que l’impact s’étendra au-delà de deux ans". Pour autant, concernant leur portefeuille d’investissement global pour les 5 prochaines années, les répondants anticipent un rendement total annuel moyen de 10,92 %, soit une hausse de 1,02 % par rapport au rendement prévu il y a deux ans. C’est donc presque un excès d’optimisme qui caractérise les attentes.

Comment imaginer toutefois la pessimiste France confesser un péché d’optimisme ? Déjà situés sur le continent le plus pessimiste les investisseurs particuliers européens s’attendent à des rendements de 9,4 % en moyenne durant les 5 prochaines années – la France réussit à se distinguer. Les investisseurs tricolores s’attendent ainsi à un rendement moyen de 7,3 % en 2020 après 9,6 % en 2019.

La pandémie aurait toutefois une séquelle qui pourrait être bénéfique à l’économie. En effet, l’étude relate qu’"avant la Covid-19, 35 % des répondants s’interrogeaient sur leurs investissements au moins une fois par semaine. Depuis le début de la pandémie, près de la moitié des investisseurs (49 %) réfléchissent à leurs investissements à cette fréquence au moins". L’espoir reposant alors sur une meilleure utilisation de cet argent à placer tant pour ces particuliers que pour les secteurs dans lesquels ces sommes sont allouées.

 

 

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