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Q1 larry kudlow

Indicateurs macros / Etats-Unis / PIB / consommation / Investissements

Indicateurs macros
Etats-Unis / PIB / consommation / Investissements

PIB US : non, il n’y a aucune raison de baisser les taux

Le PIB américain est en hausse de 3,2 % au premier trimestre, nettement plus que le consensus. Le dynamisme des exportations et investissements a compensé le ralentissement de la consommation, mais le conseiller économique Larry Kudlow en a tout de même profité pour réclamer une baisse des taux.
NYSE - bourse - drapeau américain - New York - USA - Etats-Unis
NYSE - bourse - drapeau américain - New York - USA - Etats-Unis

La nouvelle n’aura pas suffi à faire décoller les marchés US, qui ont ouvert stables ce vendredi après une semaine de forte hausse en pleine saison des résultats. Pourtant, les chiffres du PIB américain publiés ce matin sont bien meilleurs que prévu : 3,2 %, soit le meilleur premier trimestre depuis 2015, alors que le consensus des économistes interrogé par Dow Jones tablait plutôt sur 2,5 %. Premier facteur de hausse qui devrait satisfaire Donald Trump : les exportations ont bondi à 3,7 % sur les trois premiers mois de l’année. Pour les experts, les entreprises avaient augmenté leurs importations fin 2018 par anticipation d’une hausse des tarifs douaniers qui ne s’est pas matérialisée, d’où une nette amélioration de la tendance en début d’année.

Les investissements en stocks ont également porté le PIB mais plus globalement, les investissements fixes non résidentiels des entreprises (logiciels, R&D, équipements et structures) ont ralenti à 2,7 %, contre 5,4 %. Plus ennuyeux, les dépenses de consommation n’ont augmenté que de 0,6 % au premier trimestre contre 1,5 % fin 2018, probablement en raison de l’incertitude liée au shutdown. Et surtout, l’inflation cœur - qui exclut l’alimentation et l’énergie - n’a progressé que de 1,3 %, loin de l’objectif à 2 % de la Fed.

Pour autant, les données récentes laissent penser que la consommation devrait accélérer dans les prochains mois. La semaine dernière, les ventes au détail de mars ont ainsi progressé de 1,6 % , soit la plus forte hausse mensuelle en 18 mois. Et selon James Smith, économiste chez ING : "il y a de bonnes raisons de penser que les dépenses de consommation vont être solides dans les prochains mois. Le marché de l’emploi est fort, et avec l’émergence de pénuries de compétences dans différents secteurs, la hausse des salaires a accéléré".

Tous ces facteurs penchent donc en faveur d’un maintien du statu quo de la Fed, qui se réunit mardi et mercredi prochain et ne prévoit plus de hausse des taux en 2019. Même si inquiets de l’évolution de la conjoncture, les marchés ont pour l’instant pricé la possibilité d’une baisse des taux d’ici l’an prochain.

Et le conseiller économique Larry Kudlow a lui-même plaidé dans ce sens sur la chaîne télévisée CNBC ce matin : "le taux d’inflation continue à baisser encore et encore. Selon les porte-parole de la Fed, depuis le président et en dessous, cela pourrait ouvrir la porte à une réduction du taux cible", a-t-il déclaré. Un scénario de baisse des taux qui ferait certes les affaires de l'administration Trump, mais que Jerome Powell, le président de la Réserve Fédérale, a pourtant écarté formellement lors de sa dernière conférence de presse en mars.

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