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Kingfisher s’en sort malgré la France

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Kingfisher s’en sort malgré la France

Le groupe anglais de commerce de détail, propriétaire de Castorama et Brico Dépôt en France, affiche une hausse de 27,8 % de son bénéfice net ajusté après impôts au premier semestre.
Un magasin Castorama - Crédit photo. : DR
Un magasin Castorama - Crédit photo. : DR

La ruée vers les magasins de bricolage a pu étonner et faire rire durant le confinement. Mais à la vue des résultats de Kingfisher, le géant anglais du commerce de détail spécialisé dans le bricolage, la soudaine passion des confinés n’est pas sans incidence économique. Car les chiffres sont bons, en dépit des difficultés persistantes de ses activités en France. Certes, le chiffre d’affaires global a diminué de 1,6 % au premier semestre de l’année 2020 et s’établit à 5,921 milliards de livres. Mais le profit de la vente au détail s’améliore, avec une en hausse de 17,4 % à 533 millions d’euros, notamment expliquée par les réductions de coûts temporaires liés à la situation. Le bénéfice net ajusté après impôts bondit lui de 27,8 %, de 248 millions à 317 millions de livres. Dans le détail, ce sont les ventes d’e-commerce qui ont tiré le groupe avec une hausse de 164 % sur la période. De sorte que les ventes en ligne, qui ne représentaient que 7 % de l’ensemble des ventes, représentent désormais 19 % du total. Ces bons résultats ont réjoui les investisseurs. Le cours de l’action de Kingfisher sur la Bourse de Londres a bondi de 13,1 % entre lundi 16 heures et 14 heures ce mercredi. Sur la seule journée d’aujourd’hui, le cours surperforme (la bourse gagne 2% à 16H et Kingfisher 2,41%).

Thierry Garnier, président-directeur général du groupe, souligne que "l'impact adverse de la Covid-19 au premier trimestre a été compensé par une forte reprise au deuxième, reprise qui se poursuit jusqu'à présent au troisième avec une progression pour toutes les enseignes et catégories ". Plus que des bons résultats, ce sont des bonnes perspectives que Kingfisher met en avant. D’abord, le groupe continuera à baisser ses prix pour répondre aux défis d’une pandémie qui semble repartir, ce qui profite finalement à la rentabilité. Comme résumé dans son rapport financier, "les mesures opérationnelles et financières que nous avons prises cette année, ainsi que la forte demande d'amélioration de l'habitat que nous constatons actuellement, nous donnent une base solide dans la crise actuelle et au-delà". Au-delà, c’est vers un développement plus numérique que Kingfisher se dirige : "notre intention est clairement de devenir une entreprise plus numérique et plus orientée vers les services, en utilisant comme plate-forme nos solides atouts en matière de magasins." Pour autant, du fait des incertitudes, le groupe se refuse à communiquer un objectif de ventes pour le troisième trimestre, et s’attend à des coûts un presque équivalent à ceux du troisième trimestre 2019 grâce aux plans d’économies qui compensent les coûts exceptionnels de la pandémie.

Enfin, Kingfisher confirme continuer la fermeture de 11 magasins en France sur les 221 qu’il comptait en 2019. Ce sont ses marques tricolores, Castorama et Brico Dépôt qui sont concernées. 7 fermetures ont déjà eu lieu, dont 4 durant le premier semestre 2020-2021. Si la France a tiré l’ensemble du groupe vers le bas durant ce semestre, les ventes ont diminué de 5,9 % dans l’Hexagone contre 1,6 % pour l’ensemble du groupe, les difficultés étaient plus anciennes. Les résultats de l’année 2019 montrent que le chiffre d’affaires de Brico Dépôt et Castorama avait déjà diminué de 3,2 % alors même que la Banque de France rapportait que les dépenses des Français dans ce secteur de l’amélioration de l’habitat avaient progressé de 2 %. Face à cela, le plan stratégique de Kingfisher affichait même tout un pan intitulé "Fix France ", littéralement "réparer la France". Tout un chantier donc, chantier qui devrait se concentrer sur une accélération du e-commerce et une amélioration des chaînes d’approvisionnement.

Finalement, ayant bénéficié d’un PGE de 540 millions de livres, le groupe indique envisager de le rembourser dès le deuxième semestre.

 

 

 

 

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