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Sanofi apporte une lueur d’espoir avec un deuxième vaccin
La morosité s’installe sur les marchés après les annonces concernant le renforcement des mesures administratives pour contrer la deuxième vague de la Covid-19. Le CAC 40 a perdu hier plus de 2% suite à l’annonce du couvre-feu par le président mercredi soir. Ironiquement, c’est presque au début de cette conférence qu’un communiqué de Sanofi et Translate Bio est venu apporter une lueur d’espoir dans ce marasme économique. Le laboratoire français et l’entreprise spécialisée dans le développement de médicaments à ARN messager (ARNm) ont ainsi annoncé que "les principaux résultats des études précliniques montrent que le MRT5500 a le potentiel d’induire la production d’anticorps qui neutralisent le SARS-CoV-2". Dans le détail, les essais menés sur des souris et des primates ont donné des réponses positives dans 100 % des cas, ce qui permet aux deux laboratoires d’affirmer que cela justifie "la poursuite du développement clinique de ce candidat vaccin et la conduite d'un essai clinique de phase I/II qui devrait débuter dans le courant du quatrième trimestre de 2020 ".
C’est la deuxième fois que Sanofi fait une telle annonce. Début septembre, c’est avec son partenaire britannique GSK que le groupe annonçait lancer un essai clinique de phase I/II sur leur candidat vaccin adjuvanté contre le virus. Les premiers résultats, qui conditionnent la conduite d’un essai pivot de phase III, sont attendus en décembre. Les deux vaccins s’appuient sur des approches technologiques différentes.
Cette nouvelle arrive alors que d’autres laboratoires sont confrontés à des problèmes dans le développement de leurs vaccins. Ainsi, l’américain Johnson & Johnson a suspendu lundi la phase III de son essai en raison "d’une maladie inexpliquée chez un participant". Mardi, c’était Eli Lilly qui annonçait la suspension d’un essai clinique de son traitement expérimental aux anticorps contre le Covid-19 sans communiquer sur les raisons exactes d’une telle décision. Toutefois, ce sera le troisième vaccin à ARN à entrer en essais cliniques après ceux de Moderna, de Pfizer- BioNtech et de CureVac.
Si l’arrivée d’un vaccin est essentielle au retour à une économie normale, il est aussi au centre de la bonne santé du laboratoire français. Olivier Bogillot reconnaissait début septembre : "que des laboratoires concurrents arrivent avant nous, ce n’est pas un problème, on arrivera juste après". À la vue des difficultés rencontrées par les concurrents et de la feuille de route respectée par le laboratoire, ce retard semble être en train d’être rattrapé pour le Français, à qui l’Union européenne a déjà précommandé 300 millions de doses du vaccin et le Canada 72 millions de doses, notamment, en cours d’essai avec GSK. Il n’a pas communiqué sur d’éventuelles précommandes de son vaccin test élaboré avec Translate Bio.
Au-delà du vaccin, les résultats d’une autre étude concernant son produit phare du moment, le Dupixent, ont été publiés mardi. Le laboratoire indiquait dans un communiqué que lors de son essai pivot de phase III chez des enfants âgés de 6 à 11 ans, "Dupixent en association avec un traitement standard a significativement réduit le nombre de crises d’asthme (exacerbations) et amélioré́ la fonction respiratoire dès la deuxième semaine suivant l’administration de première dose, comparativement au traitement standard seul".
Contacté par WanSquare, le laboratoire a réaffirmé sa volonté de fournir une part importante de la totalité des doses disponibles à la coalition mondiale censée garantir un accès équitable aux vaccins (COVAX).
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