WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

Entreprises / Actions / Rémy Cointreau / vins et spiritueux / Résultats

Entreprises / Actions
Rémy Cointreau / vins et spiritueux / Résultats

Rémy Cointreau ne boit pas la tasse

Les ventes au deuxième trimestre 2020-2021 se sont nettement améliorées par rapport au premier trimestre. Le groupe de liqueurs et spiritueux anticipe désormais un ROC en baisse organique de 25 % à 30 % pour le premier semestre contre 35 % à 40 % précédemment.
Rémy Cointreau - logo
Rémy Cointreau - logo

Une nouvelle fois, Rémy Cointreau étonne par sa capacité de résistance. Le groupe de liqueurs et spiritueux a publié un chiffre d’affaires pour le premier semestre 2020-2021 (avril 2020-septembre 2020) en baisse de 16,4 % à devise et périmètre constants. Surtout, après une baisse des ventes de 33,2 % au premier trimestre, le deuxième trimestre n’a presque pas bougé sur un an en en se contractant de seulement 4 %.

Pour comprendre comment Rémy Cointreau est arrivé à 430,8 millions d’euros de chiffre d’affaires au premier semestre, il faut d’abord scruter les ventes de Cognac, qui comptent pour 305,4 millions d’euros de ce chiffre. Certes en baisse de 18,1 % depuis le début de l’exercice, elles se sont largement relevées au deuxième trimestre pour ne baisser que de 2,5 % (contre 39,2 % au premier trimestre). C’est "l’excellente dynamique des États-Unis et une reprise qui se confirme en Chine continentale " qui expliquent cette performance. Chez l’Oncle Sam, "nos marques – traditionnellement consommées à domicile - bénéficient d’une demande très soutenue, dans un contexte favorable de montée en gamme", précise le groupe. À noter toutefois que les ventes en duty free, trafic aérien en berne oblige, et sur les nouveaux marchés comme l’Afrique, l’Amérique latine et l’Asie du Sud-Est ne marquent pas d’amélioration.

Les ventes de liqueurs & spiritueux, 112,1 millions d’euros, marquent elles aussi une remontée sur la période, mais une remontée plus timide. Le chiffre d’affaires de ce pôle passe ainsi d’une baisse de 17 % au premier trimestre à une baisse de 11 % au deuxième trimestre pour terminer par une diminution de 13,6 % sur les six premiers mois de l’exercice. "La belle croissance enregistrée aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Belgique, et en Australie ayant été compensée par une faiblesse de l’activité dans les autres pays Européens, en Asie Pacifique, et dans les duty free", explique Rémy Cointreau. Les marques partenaires, 13,3 millions d’euros, grimpent de 2,1 % en six mois.

Surtout, le groupe de François Heriard Dubreuil affiche un optimisme relatif qui dénote avec la morosité de la situation. Ainsi, il a revu à la hausse son anticipation de résultat opérationnel courant (ROC) pour ce premier semestre, initialement prévu en baisse de 35 % à 40 %, finalement anticipé en baisse organique de 25 % à 30 %. "Malgré une faible visibilité persistante, le groupe confirme que le 2ème semestre 2020-2021 devrait continuer de bénéficier d’une vraie reprise portée par les États-Unis et la Chine continentale", rassure le groupe. Rendez-vous le 26 novembre pour les résultats de ce premier semestre et le 22 janvier 2021 pour le troisième trimestre, qui permettra de vérifier si l’optimisme affiché se retrouve dans les chiffres. Ce que les investisseurs avaient, pour le moment, un peu de mal croire. Le titre a ainsi ouvert dans le rouge en baisse de plus de 2 % sur la Bourse de Paris et baissait à 10 heures de 1,5 %. Les intermédiaires financiers soulignaient que le marché avait déjà intégré ces performances.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article