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Pour Goldman Sachs, 2021 est l’année du vaccin

Macro-économie / Taux / Goldman Sachs / Prévisions / PIB

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Goldman Sachs / Prévisions / PIB

Pour Goldman Sachs, 2021 est l’année du vaccin

Le PIB mondial, à l’exclusion de la Chine, sera cette année inférieur de 4 % à son niveau d’avant-crise selon une étude de Goldman Sachs. Mais, à contre-courant de l’opinion générale en France, les économistes de Wall Street sont optimistes quant à la reprise au cours de l’année 2021.
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La crise économique que nous traversons est singulière en cela qu'elle est causée par un élément exogène inattendu : une pandémie. Si bien que les perspectives économiques et commerciales ne dépendent pas seulement des leviers habituels - politiques monétaires et budgétaires des gouvernements et banques centrales - mais aussi de leviers spécifiques qui concernent spécifiquement le contrôle de la propagation du virus. Les économistes de Goldman Sachs estiment que l’usage conjoint des mesures contre la dépression économique et antivirus devrait permettre, au fil de l’année 2021, de récupérer une grande partie de la production perdue. Ils s’attendent à une augmentation de 6 % du PIB réel mondial. Ce taux optimiste tient à l’inclusion dans leur scenario de l’approbation sans tarder d’un vaccin qui se traduirait en immunité collective au cours des 12 ou 18 prochains mois et mettrait fin à l’épidémie.

Les actifs sensibles à la croissance comme les matières premières, les secteurs boursiers, les marchés émergents et les actifs à risque en général, seront alors les premiers à réagir. Concernant le comportement de la bourse, en dehors des GAFA, le cours des entreprises cotées est en baisse et ne reflète pas encore les prévisions de croissance. Si la relance est certaine, difficile pour les analystes de prédire la durée de la période intermédiaire entre l'approbation des vaccins et l'obtention d'une immunité collective qui ne sera pas sans risque pour les marchés, pris entre la possibilité d’une reprise totale et celle d’un échec partiel de la campagne de vaccination pendant encore plusieurs mois. Aussi, les sociétés les plus suivies par les investisseurs aujourd’hui sont les groupes pharmaceutiques, Pfizer et BioNTech en tête, grands gagnants de la crise derrière les GAFA. Ce lundi, après l’annonce par Pfizer d’une réussite à 90 % de son vaccin, plus de 425.000 personnes influentes des marchés financiers ont mentionné l’entreprise selon le collecteur de données Sentifi. À titre de comparaison, le record précédent était de 80.000 mentions de Facebook lors du scandale de Cambridge Analytica.

En attendant, les analystes de Goldman Sachs misent sur des mesures conjointes des ministères de la santé et de l’économie afin de limiter le climat de volatilité et d’incertitude lié à l’attente d’un vaccin. De leur côté, les banques centrales des pays développés, la Fed, la Banque centrale Européenne, et la banque centrale chinoise, maintiendront probablement les taux directeurs à leur plus bas niveau pendant quelques années et poursuivront leur soutien budgétaire et politiques de quantitative easing, en témoignent le plan de relance européen et la politique de crédit de la Fed. Concernant les valeurs refuges comme le dollar américain et les bons du Trésor, elles devraient rester peu profitables,  surtout si les attentes en termes d’inflation se renforcent.

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